| lundi 05 janvier 2009, a 21:06 |
| Colette remplit mon manque-à-être |
Le papier bleu de Colette me sauve.
Ma raison se perdait entre Dieu, les folies de l'homme-dolmen, les méditations matinales, les jeunes femmes des baraquements d'Ecrouves
Colette m'a écrit.
Grandes arabesques sur l'enveloppe.
Elle demande où je suis !?
Elle fait l'innocente, elle, qui me néglige depuis longtemps.
« Où es-tu, petit Claude , M'as-tu désertée à jamais ?
Je reviens de Norvège, et je travaille à quelque chose de damnement difficile, dans une odeur d'automne et une forêt riche de gibier. »(Colette, Firmin-Didot, page 212)

Je me fais avoir.
Quand je reçois son papier bleu, j'accours.
Elle me sauve de ce vide. Je ressens profondément un manque-à-être.
Loin d'elle, j'étouffe.
Plaisir de respirer Colette, dans l'antichambre mystérieuse du 69 Boulevard Suchet. C'est tiède. C'est parfumé. C'est généreux. Colette emporte avec elle cette atmosphère qui m'envoûte. Mais c'est dans l'antichambre du 69 que je chavire le plus. |
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| vendredi 02 janvier 2009, a 23:59 |
| Souvenons nous de Margot-des-Guérites |

Cauchemar de la guerre cette nuit. Pas de fantasmes . Pas de méditation matinale. Je pense au Noël 1913. Voyage en Lorraine avec le vieux cousin Fulgence Chauvière, 87 ans. On va voir mes cousins en beau pantalon rouge.
Cousins du 160ème régiment d'infanterie .

Fameuse Division de fer .
Décembre 1914 dans le baraquement d'Ecrouves du régiment de mes cousins Chauvière.

Dernier Noël d'Ismaël Chauvière, enfant de vingt ans, tombé à Morhange, le 22 Août 1914, victime des théories sur la guerre à outrance. Léon, tombé à Ypres le 9 novembre 1914
voit les cinq Noëls suivants en captivité.
Le Capital a tué notre jeunesse.
Pieds nus dans la poussière de la route d'Ecrouves, voilà les filles enfants. Filles à soldats qu'ils disent.
N'empêche qu'elles se sont choisi de gracieux surnoms .
Margot-des-Guérites, jolie rousse au visage semé de tâches de son.
Rosière-des-fonds-de-Toul-aux jolis seins. Un lieutenant-médecin les trouvait trop écartés ? Mais dignes d'être opéres dans la Capitale, sur un tapis de table. . Convaincant lieutenant-médecin qui emmena Rosières, comme blessée de guerre se soigner à Paris.
Margot- des- Guérites, comme mon cousin Ismaël fut victime de l'effrayante tête de mort annoncée par Max Jacob à la page 29 du Cornet à dés
Pour les seins de Rosière relire le poète « CAPITALE. TAPIS DE TABLE » à la page 52 du Cornet à dés |
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| vendredi 02 janvier 2009, a 22:31 |
| Corlozo Bruni offre une friture de corlozos |
La mort s'ouvre sur un continent plus jeune. J'y débarque sur les épaules puissantes de l'homme-dolmen. Il y a de la mousse sur le haut de la Tour Eiffel.
Nous y sommes en trois enjambées, complètement dichtempirés, c'est-à-dire trempés . Dans le beau restaurant Jules Verne, Corlozo Bruni nous offre une friture de corlozos. Elle dit : " le corlozo est un petit poisson pêché dans les eaux du golfe du Morbihan, mon petit Claude veillez aux arrêtes. Nicolas s'en ai coinçé une."
Carla admire l'homme-dolmen. Elle s'éclipse avec lui et me laisse son mari.

La lune est maintenant dans les cheveux de l'homme-dolmen . Corlozzo Bruni a les pieds blanchis par les embruns.
Max Jacob termine le nouveau continent au Sacré-Cœur en composant une corbeille de langues frisées.
Le Petit Jésus n'est plus tout nu. Une paysanne bretonne lui donne le sein. C'est ma cousine Marie.

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| vendredi 02 janvier 2009, a 21:58 |
| Le rugbyman Sébastien Chabal |
Inévitable mort de l'homme-dolmen. Trois janvier au matin. Dix à Quinze ans de prières. Peu de péchés. L'amour du prochain. Après ce sera le ciel pour moi.
Bientôt, cette main, devenue immobile et glacée, rejoindra l'homme dolmen et le chemineau Malézieux. Arrivée dans le ciel elle retrouvera la chaleur de ses caresses. La poitrine respirera de nouveau pour aimer, les hommes bêtes, préfiguration du rugbyman Sébastien Chabal.

Combien de temps faudra-t-il pour que l'abeille de ma pensée, ressurgisse d'un crâne devenu coupe vide ?
Je me représente ce petit corps . Le mien. Résignation de cet état prochain . Je vis mon agonie . Divine anticipation . Le prètre est là pour scander avec moi la vie pécheresse qui s'en va. Je sais ma mort inévitable. Je la veux belle. Nimbée par dix ou quinze ans de repentir.
Réjouissance de la mort. Confiance dans le désir de Dieu de me sauver. |
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| jeudi 01 janvier 2009, a 21:35 |
| Un chapelet,un crucifix et une discipline ensanglantée |
Mauvaise mer cette nuit. Le vent a rugi. Enormes vagues écumantes. L'homme-dolmen hurlait plus fort que la mer : « Malheur aux grands, malheur aux méchants ». Les chasseurs de bernaches se sont sauvés, effrayés. A minuit, fin de ce premier janvier. Plus rien. l'homme-dolmen se brise sur les rochers. J emmène Mac Orlan dans son refuge de Liouse. Mac Orlan recueille le trésor de l'homme-dolmen. Il repart avec un chapelet, un crucifix et une discipline ensanglantée, comme celle-ci.
Il se Avec la discipline il se flagellait
ainsi:

Trésor destiné à Max Jacob. Il a déjà rencontré Dieu, 7, rue de Ravignan.
Au coucher du soleil, je médite, heureuse pour l'homme-dolmen. Comme mon premier amour, le chemineau Malézieux, il est maintenant avec Dieu. Le ciel est promis à ceux qui sont persécutés pour Jésus-Christ |
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| jeudi 01 janvier 2009, a 20:40 |
| ." Heureux ceux qui sont doux, car ils possèderont la terre ! " |
Quelques instants plus tard, Mac Orlan retire son bonnet de laine. Il fait des signes à l'homme-dolmen .Il veut lui faire boire du vin rouge " du bon vin de France" Celui-ci ne répond pas. Il fixe du regard les bottes rouges de Mac Orlan. Il n'aime pas le rouge. C'est un chouan. Mac Orlan mal dégrisé répète : " le bon vin de france porte chance"

Au soir, Mac Orlan prolonge la sieste; il a bu la part de vin rouge de l'homme-dolmen.
Coucher de soleil. Je médite. Ô mon Dieu, merci de m'avoir fait rencontrer l'homme-dolmen. Il est doux. Faîtes, Ô Mon Dieu que la terre soit possédée par les doux. Actuellement c'est exactement le contraire.
J'attends la nouvelle terre prédite par l'apôtre Saint Pierre « Heureux ceux qui sont doux, car ils possèderont la terre ». Je ne suis pas assez détachée des biens matériels.Si je n'ai rien à moi, je prends trop plaisir au luxe offert par les amis. l'homme-dolmen est un ermite. Il médite sans cesse et se punit. le ciel lui est promis. Je vais me détacher des quelques richesses qui me menacent. je vais être douce.

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| jeudi 01 janvier 2009, a 19:21 |
| L'homme- dolmen |
l'Homme de la pointe de Liouse

Promenade avec Mac Orlan. Rencontre de l'homme-dolmen. Doit son nom à son logis, le dolmen de la pointe de Liouse .
Il est à genoux à l'entrée de la grotte. Méditation. A voir, Mac Orlan, l'inquiétude envahit son visage. Il se lève, dégage ses cheveux, les rejette en arrière jusqu'au milieu du dos. Le parisien est éberlué devant ce personnage, pieds nus en plein hiver. Je tends à l'homme une brioche. Il la prend avec un étonnant « Ma ne ret ket d'ein, ne lamet ket genein », immuable réponse quand on l'approche. Ca veut dire :
« Si vous ne me donnez rien, au moins ne m'otez pas le peu que j'ai ». |
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| mercredi 31 décembre 2008, a 19:48 |
| Réveillon avec Pierre Mac Orlan |
J'ai commencé la journée par deux heures de méditation. J'ai pensé à Mac Orlan.Il vient me voir ce soir. Vie dépravée. Copinages avec des vénus crapuleuses qu'il encanaillent un peu plus. Je lui offre les grâces gagnées ces derniers jours par ma bonne conduite pour qu'il puisse mieux surveiller son comportement déviant.Je prie pour lui.
Je lui ai préparé l'une des farces qu'il affectionne.
Ce soir de réveillon, avec mes copines d'Arz et de Sarzeau, Pierre Mac Orlan sera la vedette. Comme il nous prend pour des oies banches, on a transformé en bouge, la maison de ma cousine .

Une enseigne « Au Lapin Blanc », se balance au gré d'un mauvais vent de nord-est. Il gèle. la ruelle est maquillée avec cette imagination qui manque dans les quartiers à bordels.
Mac Orlan apparaît. Stupéfaction feinte. Je l'avais prévenu. Il finit par dire : « Ca ressemble à Pompéi. Je me crois près de la voie Stabiane et de la maison des Vetii :
_01.JPG)
Pompéi : La maison des Vétii
Dans son sac, des vêtements, couleur safran ou lilas pour filles méditerranéennes. Il distribue. Commentaires : « pour toi ma chérie, ce peignoir de crépon rose pour offrir ta chair aux plaisirs des clients, pour toi ma belle ce déshabillé bleu de ciel »
Cette nuit là nous avons étonné le Prince des Bouges . Candeur de nos âmes enfantines.
De Pompéi aux Années Folles, les femmes, au bordel ou, à l'Île d'Arz, s'épanouissent avec poésie. Les mauvaises manières masculines ne les polluent pas. |
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| mardi 30 décembre 2008, a 17:47 |
| Méditations sur l'Île d'Arz |
SUR ARZ

Sur Arz, je médite chaque matin de cinq à 7 heures. Le soir aussi. Dans l'après-midi les bernaches font trop de bruit. Elles se goinfrent d'herbes dont les restes sont ramenés par les grandes marées. Restes, agglutinés, sorte de tourbe protectrice des gelées. Ah ! Protéger la terre des intempéries de l'hiver. Sans faire de bruit. Mon âme veut le calme. L'hiver, au coucher du soleil, la nature est propice à la libération spirituelle. Je me sens plus proche de Dieu qu'auprès de Colette. Je l'aime. Elle est mon démon.
Vers 9 heures, je tente d'imaginer le french-cancan breton commandé par Colette. Pierre Mac Orlan va me rejoindre pour m'aider.
Sur Arz, rien n'évoque le music-hall, .
J'y pense pourtant . Sans résultat. J'arrive sur des rochers, sur une cale, sur la mer ou un estran.

Avec les copines, c'est aujourd'hui jour de pêche sur l'estran. Coquillages et crustacés améliorent le quotidien alimentaire. Et puis on prépare une fête pour Mac Orlan et son copain.
Prédilection pour l'anse du Mounien, en bas de Gréven. La cousine y possède un petit parc à bouchots, dont elle a fixé les pieux. |
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| lundi 29 décembre 2008, a 18:25 |
| Liste de 7 de mes péchés |
Liste de 7 de mes péchés :
1) Je suis gourmande de tout et me goinfre sans limites.
2) Par simple intérêt, j'offre mon corps avec la plus basse des sensualités.
3) Pour un maigre succès littéraire, je joue la plus vile des comédies à la plus grande écrivaine française
4) Je suis infidèle
5) Je m'auto-mutile
6) Je suis lâche.
7 ) Je trahis mes idées et ceux qui m'aiment.

Méditation dans un petit appartement en face de la rue Ravignan prêté par l'ami Torfueb.
Pas loin de la chambre où Max vit Dieu apparaître. Essai de méditation comme Max Jacob. Mais, pas d'espoir de dessiner, dans la chambre, la moindre forme d'apparition divine. Rien ne va très fort pour moi, Claude Chauvière, femme de Lettres dont les livres intéressent uniquement la femme à qui. je me donne, par la plus basse des sensualités et, la plus vile des comédies..
Brisures. Fêlures. Max parlerait « d'absolu ratage de la vie ».
La cause ? Ma faiblesse de caractère. Impossible de dire non . Lâcheté ; faute de dire non, je trahis et change d'idée comme d'interlocuteur. Je trompe les autres et moi-même.
Je suis les autres dans leurs transgressions. Plus souvent encore, je les y précède. Je ne prends rien au sérieux, ni moi-même, ni les autres ? Banalisation des évènements les plus graves, surtout ceux qui me frappent. Mes proches en souffrent. Surtout mon mari Georges . Résultat : on m'a volé mon Amour. Bien fait pour moi, même si dans mon livre j'écris le contraire. Egoïste, je ne pressens pas les conséquences de ce qui touche les miens quand je transgresse
Ceux qui ne me saluent plus ont bien raison ; je n'ai pas été capable d'être fidèle, ni à mon conjoint, ma famille, mes amis. Idées politiques trahies. Je me diffame moi-même. Je m'injurie et me frappe. Je porte atteinte à la créature créée par Dieu. |
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| dimanche 28 décembre 2008, a 23:14 |
| Anniversaire : Max Jacob le 28 décembre 1943 |

Soixante cinq ans déjà.
28 décembre 1943
L'étau de la mort allemande se resserre.
Max Jacob médite sur la mort. Harmonie avec l'enseignement de Saint Benoit :
« Craindre le jour du jugement, redouter l'enfer, désirer la vie éternelle de toute l'ardeur de son âme, avoir devant les yeux la menace de la mort, veiller à toute heure sur les actions de la vie »
Pour Robert Szigeti , son nouveau filleul, Max Jacob résume :
« tâche de faire une méditation tous les jours : c'est indispensable ! Si on ne se remet pas en esprit les dogmes tous les jours, on devient un chrétien machinal comme ils sont tous et ce n'est plus qu'un genre de vie sans intérêt. La méditation la plume à la main n'est pas fameuse mais ça vaut mieux que rien. Cependant n'oublie pas ceci : il ne s'agit pas detrouver des idées, il s'agit d'approfondir les mêmes idées, de les faire descendre dans l'estomac, de les souffrir jusqu'à en crier, de les appliquer à la vie quotidienne, de les rattacher aux plus minces détails de la journée… Il y a dans l'introduction à la vie dévote, dix méditations à faire tous les jours, une par jour et on recommence. Fais-les ainsi en creusant comme je fais depuis 1915. Lève toi une heure plus tôt dans cette intention »
Oui, moi je crois aussi que le sentiment enveloppe l'acte.
Le dogme résonne dans le corps et le psychisme, évitant à l'acte religieux son côté machinal. Suivons aujourd'hui les conseils de vie intérieure donnés par Max aux jeunes poètes. Mon absence de racines sémitiques et orientales me gène. Le cartésianisme est chez moi trop important. Ma piété n'est pas assez expressive et démonstrative. Puisse un jour mon corps s'impliquer totalement, jusque dans les sanglots du chemin de croix.
J'aime la vie. Max y a mordu à belles dents. On se blesse à la vie. On en ressent la précarité. On sait mieux aider son prochain à accueillir la vie. |
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| dimanche 21 décembre 2008, a 21:19 |
| Lettre à Colette |
Chère Madame,
Ile d'Arz chez ma cousine Marie.

Hilluric avec 20 habitants chez mon oncle :

Seul le bruit d'un pas, dans la cour, le matin nous réveille.
Pas de loup pour des filles aux aguets. C'est le facteur. Il pose sa bicyclette sur la grille rouillée et grinçante. Sa voix sifflante perce les tympans. Voix de castra. Il déclame : « Courrier de Paris, Ministère. » Il a mis sa discrétion en bière , depuis la mort de sa mère, le 30 décembre de l'année dernière. Anne, sa mère, Ankou du village, revenante protégée, vient souvent chez sa fille, ma cousine. C'est ce que pense Maria. Je vais lui prêter le penn-gaz de pépère, dont elle est aussi la petite fille. Le bâton magique la protègera. Les revenantes devraient rester au ciel .
Je médite ;
« Ô mon Dieu, donnez la paix à votre servante, Anne la vaillante, installez là au ciel, dans sa ferme de Billihervé . Je sais que vous donnez le choix. Au ciel se reconstitue le décor aimé. Moi, vous le savez, j'ai choisi ma petite mer, entre Truscat et Bénance »
Marie, vient de l'Île-Hur, petit bout de terre sur l'eau. Avec du blé, de l'avoine, du seigle et de la vigne. Des canots à voile,
débarquent à la cale du Ruault les richesses des vingt Îliens. Au Paradis on ne sera pas loin l'une de l'autre.On aura peut être les barriques de vin des canots
Madame Colette, vous verrez que sur la photo, je suis près de la cale du Ruault.

Moi, continentale. Elle, Îlienne.
Madame Colette, je vous embrasse avec tendresse
Votre petit Claude
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| samedi 20 décembre 2008, a 21:49 |
| Ivan Rioufol méconnait l'histoire |

Ni Chauvierre, ni Paul Lafargue n'auraient accepté l'article d'Ivan Riofol dans le Figaro du 19/12/2008 :

Il méconnait les Lois de l'Eglise sous l'Ancien Régime.
Ignore la garantie des 90 jours de repos.
Ne sait pas que, pendant 52 dimanches et 38 jours fériés, il est défendu de travailler. C'était avant que la bourgeoisie vorace ne confisque notre repos et nos révolutions.
Sous l'Ancien régime, la bourgeoisie commerçante et industrielle n'aime pas l'Eglise. à cause du repos obligatoire.
Comme Ivan Riofoul, la bourgeoisie cherche depuis toujours à libérer les ouvriers du joug de l'Eglise pour mieux la soumettre au joug du travail.
La valeur Travail ne va pas de soi. Valeur d'Esclave.
Virgile chantait la paresse, présent des Dieux :
Ô Meliboe, Deus nobis hoec otia fecit
Ô mélibée, un Dieu nous a donné cette oisiveté
Ivan, relisez Le Droit à La Paresse.
Ou bien lisez le.

Les travailleurs ont le droit au repos dominical . Paresse minimum. Café au lait au lit le dimanche matin.
Ne vous gaussez, ni de Paul Lafargue, ni du socialisme révolutionnaire.
Pourquoi la Paresse pour les riches et le travail pour les Pauvres ?
Comme Georges Orwel, défendons les gens de peu, les trimards qui doivent travailler plus pour gagner toujours moins.
Suggestion pour Yvan : méditer comme Max Jacob, chaque matin.
Fulgence Chauvière
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| lundi 01 décembre 2008, a 13:06 |
| Colette renifle férocement |
Colette a onze ans. Elle vibre à la voix de son père :
" Mais comment j'ai frémi, une fois, d'entendre, la voix mélodieuse, la seule voix de sa fureur véritable. J'avais onze ans. Quelle suavité ! Je fus saisie d'enthousiasme "
( Sido )
Ce soir, elle observe simplement une écharpe tachée, posée par Pauline, sur le petit guéridon près de la T.S.F.
Le regard devient méchant. Colette prend brutalement l'écharpe en main, Curieusement, la voilà qui renifle férocement l'étoffe, puis la lèche, comme une bête : " Pouah ! C'est gras, c'est salé. mon petit Claude, tu vas voir, Jane Renouardt m'a donné une essence qui embaume..." Elle asperge d'essence, frotte durement, fait un trou dans l'écharpe. Jane Renouardt, la belle et tendre actrice était tellement plus douce que Colette ! Elle pratiquait la méditation.

( La belle actrice Jane Renouardt )
Moi : Madame Colette,vous vous retirerez un jour dans la jungle
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| lundi 01 décembre 2008, a 09:10 |
| Les mains de Colette |
Moi : c'est, Madame, que votre main brune et rude, est souvent prête à l'étranglement, comme ces lutteurs de Music Hall que vous connaissez

Je scrute sans scrupule, cette carrure, à la fois menaçante, promesse de caresse et soupçon de vol.
Moi : Vous êtes une affamée, Madame,vous vous verriez quand vous regardez les gens
Elle : C'est vrai. Encore tes méditations,mon petitClaude. Je dis quelque chose comme ça dans " La Vagabonde" Je parle des gens. Je les quittai, avec des sens affamés, le besoin véhément de toucher, vivantes, des toisons ou des feuilles, des plumes tièdes, l'émouvante humidité des fleurs. |
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| dimanche 30 novembre 2008, a 22:29 |
| C'est vrai que je suis un fauve dit Colette |

Colette: Décris moi en fauve, mon petit Claude
Moi : Vous avez le regard qui scrute et une joie animale quand vous apercevez un con.
Colette : C'est vrai mon petit Claude, les cons, j'ai envie de leur faire sauter les prunelles de leurs orbites, avec mon pouce, comme ça ( elle joint le geste à la parole)
Moi : vous avez quand même frappé fort Madame.
Colette
Moi : Madame, l'autre jour, rappelez vous celui à qui, en jouant, vous avez donné un coup sur le crâne.
Colette : Mais c'est vrai ! Même que c'était avec une barre à mah-jong.
Moi : Vous avez frappé tellement fort qu'il s'est écroulé comme Charlot dans un film.
Colette : C'est vrai que je suis un fauve, tu as raison, mon petit Claude.
Moi : Vous avez fait fort, Madame !
Colette : Comment voulais-tu que je me débarasse de ce sot, mon petit Claude. il n'en est quand même pas mort. tout juste assommé; Je n'allais quand même pas méditer comme toi. |
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| dimanche 30 novembre 2008, a 20:51 |
| la proie de Colette |
Colette insiste. " On voit plein d'animaux au cinéma. pas seulement des panthères ". Elle sourit. Je ne donne pas d'autre nom d'animal. Pour une fois, elle est suspendue à mes lèvres.
Moi : Madame, j'ai vu au cinéma des lions nonchalants. Le Maharadhjad de Kutch m'a montré, à Branféré, des photos de ses tigres en liberté. Ils folâtrent dans les hautes herbes. Vous, Madame, dès le matin frémissant, vous êtes souple et solide comme une panthère.
Colette : Une panthère? Soit plus claire mon petit Claude ! Sors de tes méditations !
Là, je cale. Difficile d'en dire plus. Je prends mon courage à deux mains et j'y vais
" Vous avez la cruauté défensive, Madame. Vous n'attaquez pas.
Vous avez de bonnes manières, mais d'un bond vous êtes sur la proie."

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| Présentation | monpetitclaude
Mêlant éléments biographiques et imaginaires, je me glisse dans la peau de Claude Chauvière, au plus près de sa relation à Colette.
Fulgence Chauvière
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