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  <title>Mon Petit Claude</title>
  <description>Mon Petit Claude</description>
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   <title>Les ancêtres de Claude Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

R&eacute;cit retrouv&eacute; de Claude Chauvi&egrave;re

&nbsp;

Marin Chauvi&egrave;re, journalier, n&eacute; le 24&nbsp; f&eacute;vrier 1824, passe devant l'&eacute;glise que je photographie.

Il est accompagn&eacute; par ses fr&egrave;res, Fran&ccedil;ois et Pierre Chauvi&egrave;re, journaliers comme lui. Le sieur Jean-Louis Cochon, avocat en Parlement, bailli du Bailliage de Voisin, Saint-Hilarion et d&eacute;pendances, entre le premier dans l'&eacute;glise, suivi par Jean Marchand, laboureur et marguillier en charge de la fabrique de Saint-Hilarion.


&nbsp;

Les Chauvi&egrave;re habitent la paroisse, depuis plus de cent ans. Pierre Chauvi&egrave;re, l'arri&egrave;re-grand-p&egrave;re, venu de Bagnoles de l'Orne a racont&eacute; son arriv&eacute;e &agrave; Marin&nbsp;: du travail, jour et nuit dans les carri&egrave;res de Drou&eacute; sur Drouette, le jour seulement pour les enfants et les anciens. Des pierres pour l'aqueduc d' Epernon. A Versailles le parc aura ses grandes eaux&nbsp; et &agrave; Rambouillet les b&ecirc;tes pourront boire.


&nbsp;

Le marguiller et le conseil de fabrique, les Chauvi&egrave;re n'aiment pas. Cochon, le marguiller rentre dans l'&eacute;glise, son registre sous le bras. Il y a not&eacute; le nom de ceux qui re&ccedil;oivent des aum&ocirc;nes de l'&eacute;glise. Ceux-l&agrave; ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; garder pour eux leurs dol&eacute;ances, sinon la&nbsp; communaut&eacute; paroissiale, autrement dit la fabrique donnera &agrave; d'autres ses fonds.


&nbsp;

Saint Hilarion d&eacute;couvre Dieu tr&egrave;s jeune. Pour vivre l'Evangile il se retire &agrave; 15 ans dans le d&eacute;sert avec les Saintes Ecritures. Comme Marin il aime ses parents. Hilarion vient au monde &agrave; Tabate pr&egrave;s de Gaza, mais &agrave; l'inverse de Marin, il entre tr&egrave;s jeune dans la foi de J&eacute;sus-Christ.

&nbsp;

Marin gr&acirc;ce &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation divine de ses 45 ans, en 1769, &agrave; la naissance de son fils qu'il appelle donc Hilarion&nbsp;! Comme Saint Hilarion, Marin a une grande puret&eacute; de m&oelig;urs et il ne supporte pas que le marguiller Cochon puise dans la caisse. 
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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/11/887299</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Mon, 16 Nov 2009 21:28:57 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Fulgence Chauvière salue Marie Ndiaye</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

Le succ&egrave;s de Marie Ndiaye est celui de la diversit&eacute;, preuve que l'int&eacute;gration ne r&eacute;ussit pas que pour Rama Yade et Rachida Dati.

Qu'une fille de S&eacute;n&eacute;galais et de Beauceronne -des lieux qui inspir&egrave;rent la Terre de Zola, prend une valeur symbolique dans le psych&eacute; du &laquo;&nbsp;tous ensemble&nbsp;&raquo;
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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/11/881906</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Tue, 03 Nov 2009 22:20:16 +0100</pubDate>
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   <title>Fulgence Chauvière salue Marie Ndiaye</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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Le succ&egrave;s de Marie Ndiaye est celui de la diversit&eacute;, preuve que l'int&eacute;gration ne r&eacute;ussit pas que pour Rama Yade et Rachida Dati.

Qu'une fille de S&eacute;n&eacute;galais et de Beauceronne -des lieux qui inspir&egrave;rent la Terre de Zola, prend une valeur symbolique dans le psych&eacute; du &laquo;&nbsp;tous ensemble&nbsp;&raquo;
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   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Tue, 03 Nov 2009 22:20:16 +0100</pubDate>
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   <title>Claude , Anatole de Monzie et le chemineau Malézieux</title>
   <description><![CDATA[ 
 

Claude, vers une heure du matin, au bras d'Anatole de Monzie, fut annonc&eacute;e par l'aboyeur du Majestic. S'approchant &nbsp;du buffet toujours intact, reconstituant l'ensemble des plats favoris du tr&egrave;s attendu&nbsp;Marcel Proust, elle se demanda si, malgr&eacute; sa sant&eacute; d&eacute;licate, l' &eacute;crivain pourrait parcourir les cinq cent m&egrave;tres qui le s&eacute;paraient de son domicile de la rue Hamelin&nbsp;; &agrave; bien r&eacute;fl&eacute;chir, elle l'imagina plut&ocirc;t arrivant avec nonchalance au Majestic, comme un voisin familier attir&eacute; par les lumi&egrave;res, affichant cette aisance arbor&eacute;e, il y a peu, chez les Jouvenel o&ugrave;, son amie Colette l'avait invit&eacute;e.

&nbsp;

&nbsp;James Joyce, lui, en ce 22 mai 1922, attendait Proust depuis plus de deux heures, vidant verre sur verre.

&nbsp;

Pour patienter, Liane de Pougy&nbsp; caressa les cheveux de la jeune femme et, lui donna des nouvelles de Max Jacob, en saintet&eacute; &agrave; Saint-Benoit- sur- Loire. Reine parisienne de l'Amour, avant de devenir la princesse Ghika, elle tricotait maintenant des chaussettes rouges pour Max.

&nbsp;

Gomin&eacute;, envelopp&eacute; d'une &eacute;toffe noire et moir&eacute;e dont des gants de chevreau blanc d&eacute;passaient, Proust apparut, salua un Picasso, transform&eacute; par le succ&egrave;s du cubisme et, dont la faixa catalane, nou&eacute;e au-dessus des yeux, rivalisait de dandysme avec lui.

&nbsp;

Sydney et Violet Schiff, m&eacute;c&egrave;nes organisateurs de la soir&eacute;e conduisirent James Joyce et Marcel Proust, &agrave; la lisi&egrave;re de deux salles, dans l'embrasure d'une &nbsp;porte accord&eacute;on. Les deux &eacute;crivains ainsi install&eacute;s, sur deux chaises, dispos&eacute;es pour un face &agrave; face, furent vite rejoints par leurs admirateurs les entourant, en demi- lune.

&nbsp;

Dialogue

-- Proust : " Comme j'ai dit, Monsieur, dans Du c&ocirc;t&eacute; de chez &nbsp;&nbsp;Swann, que sans doute vous avez lu..."

--Joyce :&nbsp;" Non Monsieur..."

&nbsp;D&eacute;sastreux.

&nbsp;Claude ferma les yeux, pr&eacute;f&eacute;rant r&ecirc;ver &agrave; un Combray &nbsp;fantasmagorique avec :

&nbsp;Tante L&eacute;onie

&nbsp;Un manteau de roses blanches

&nbsp;Une blanche nappe en guipure,

Le Prince Eug&egrave;ne en effigie dans un&nbsp;buffet de gare

La commode de tante L&eacute;onie

&nbsp;Une bouteille de Vichy c&eacute;lestin ...

&nbsp;

Quand Claude ouvrit les yeux sur le visage anxieux de James Joyce. Ce soir, sans sa compagne Nora, rest&eacute;e &agrave; Londres, il s'ennuyait et buvait trop. 

&nbsp;Pourtant, c'est&nbsp; James Joyce qui relan&ccedil;a la conversation :

-- Comme M. Bloom le dit dans mon Ulysses, que vous avez lu, sans doute..."

-- Mais non Monsieur.

Proust ignorait- il vraiment, que, ce Bloom &eacute;tait le premier sp&eacute;cimen du nouvel homme f&eacute;minin du vingti&egrave;me si&egrave;cle?

&nbsp;M&eacute;connaissait-il la souffrance de Bloom, son envie insatisfaite de poss&eacute;der un ut&eacute;rus? Sans doute pas...&nbsp; Claude&nbsp;pensa m&ecirc;me qu'il connaissait parfaitement le cri de coeur&nbsp;de Bloom, lorsqu'il changea de sexe dans " Circ&eacute; " : Oh, je d&eacute;sire tant &ecirc;tre m&egrave;re "

&nbsp;Et, c'est pour se racheter, que Proust&nbsp; relan&ccedil;a la conversation... en expliquant son retard par les souffrances... de son foie. Il d&eacute;crivit les sympt&ocirc;mes de ses petits ennuis&nbsp; empruntant &agrave; son p&egrave;re et&nbsp; son fr&egrave;re, tous deux m&eacute;decins une &eacute;tonnante pr&eacute;cision clinique qui, impressionna&nbsp; James Joyce, au point qu'il crut reconna&icirc;tre son mal :

-- Tiens Monsieur&hellip; J'ai presque les m&ecirc;mes sympt&ocirc;mes.

Tard dans la nuit, Joyce et Proust, plut&ocirc;t que de parler du nouvel homme f&eacute;minin, pr&eacute;f&eacute;r&egrave;rent se plaindre de leurs maladies. Nuit o&ugrave; nos deux &eacute;crivains accouch&egrave;rent de belles coquecigrues ! Reste &agrave; imaginer ce qu'ils auraient pu se dire.

&nbsp;

Que Proust,&nbsp;&eacute;num&eacute;ra &agrave; Joyce, ses&nbsp;afflictions physiques, fut-il du plus grand int&eacute;r&ecirc;t ?&nbsp;

Qu'il se plaignit d'une constipation, l'obligeant &agrave; l'absorption tous les quinze jours d'un laxatif, source&nbsp;de maux d'estomac, int&eacute;ressa-t-il ce monde avide de nouveaut&eacute; qui l'entourait ?

&nbsp; Pendant qu'il livrait &agrave; Joyce, ce floril&egrave;ge de coquecigrues, ses yeux gliss&egrave;rent sur le chatoiement des &eacute;toffes, le bout de ses doigts se posa d&eacute;licatement et&nbsp;subrepticement sur les&nbsp;manches de ses voisins de chaise, dont il ressentit, jusqu'au fond de lui m&ecirc;me, la texture mousseuse, soyeuse ou glac&eacute;e.

Proust aurait pu interroger Joyce sur l'arriv&eacute;e de Bloom&nbsp; dans&nbsp;Mabbot Street, le quartier des bordels. Claude imagina leur conversation :

Proust :&nbsp;Pourquoi dans votre livre, que j'ai lu, la vieille maquerelle saisit-elle &nbsp;Bloom par la manche ? Pourquoi frotte-t-elle contre&nbsp; la main de Bloom les soies qui flottent &agrave; la verrue de son menton ?

Joyce&nbsp;: c'est pour vendre&nbsp;" dix shillings une virginit&eacute;. Tout frais tout nouveau, personne n'y a jamais touch&eacute;. Quinze ans. Y a personne que son vieux dab qu'est soul perdu ".

&nbsp;Que cette r&eacute;ponse, reprenant int&eacute;gralement une r&eacute;plique d'Ulysse, ait pu convenir au tr&egrave;s moral et conventionnel Proust, parut improbable &agrave; Claude, tant elle connaissait par Colette et De Monzie le code &eacute;thique de l'&eacute;crivain. Alors, elle imagina comment, un Proust indign&eacute;, pouvait bien r&eacute;pondre aux provocations de Joyce, qu'elle &eacute;tait maintenant capable de pr&eacute;voir &agrave; l'avance, Anatole les lui soufflant, tant il s'&eacute;tait impr&eacute;gn&eacute; de la dimension perverse de l'&eacute;crivain.

&nbsp;

Proust&nbsp;: Des enfants de quinze ans m&ecirc;l&eacute;es &agrave; de telles aventures. Et la Loi ?&nbsp;Et la police des m&oelig;urs ? Et le risque de se faire prendre ? Non, vraiment, ce n'est pas moral, il&nbsp;ferait mieux de se masturber votre Monsieur Bloom... 

Joyce : La loi, justement, on y pense dans mon livre. La maquerelle avec ses prunelles de louve allum&eacute;es fait bien attention pour pas&nbsp;que " les moeurs ils nous poissent "

Proust : Mais Molly, la compagne de Bloom, dans cette d&eacute;bauche, que devient-elle ?

Joyce : Tout est dit l&agrave; dessus dans l'&eacute;change entre Madame Breen et Bloom.

Claude affectionnait ce passage que, dans leurs moments de tendresse, Anatole lui susurrait &agrave; l'oreille, afin de l'inciter aux d&eacute;passements coquins auxquels elle se refusait pourtant&nbsp;:

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Mme Breen : " Attendez un peu la prochaine fois que je vois Molly !"

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Bloom : " Ca&nbsp; l'amuserait de&nbsp; voir... En souvenir du bon vieux temps.

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je voulais simplement dire une partie carr&eacute;e, une&nbsp; combine mixte de tous nos petits conjugos"

&nbsp;

Claude, qui avait &eacute;crit ce beau livre, la femme de personne, o&ugrave; elle expliquait comment, &agrave; force de se faire d&eacute;sirer, elle restait seule au monde, savait combien importe le d&eacute;sir dans l'univers proustien, convaincue, au final, que James Joyce &nbsp;dissimulait derri&egrave;re des demandes perverses, le profond besoin d'amour inh&eacute;rent &agrave; son manque &agrave; &ecirc;tre. Elle n'e&ucirc;t donc pas grande difficult&eacute; &agrave; imaginer la r&eacute;ponse de Proust.

Proust : Et le d&eacute;sir dans tout cela ? Pour aimer une&nbsp;femme, on &nbsp;ne doit pas&nbsp;la poss&eacute;der imm&eacute;diatement. La belle personne&nbsp;doit pouvoir dire&nbsp; qu'elle n'est pas libre ce soir.&nbsp;Vos prostitu&eacute;es, comme vos personnages sont toujours disponibles.&nbsp; Impossible de d&eacute;sirer une personne dont on a la certitude qu'elle ne vous &eacute;chappera pas. Pour d&eacute;sirer il faut craindre le manque. J'ai &eacute;crit : "&nbsp;Les femmes un peu difficiles, qu'on ne poss&egrave;de pas tout de suite, dont on ne sait m&ecirc;me pas tout de suite qu'on pourra jamais les poss&eacute;der, sont les seules int&eacute;ressantes ". Vous savez, ne pas chercher &agrave; acqu&eacute;rir trop vite les belles choses est une condition du d&eacute;sir r&eacute;el et durable, du d&eacute;sir qui&nbsp;rend fascinante la personne qui vous manque.

Joyce : C'est pour cela qu'il vous arrive de poser des lapins ?&nbsp;&nbsp;

Proust : oui, mais pas seulement, tenez, la duchesse de Guermantes poss&egrave;de beaucoup plus de v&ecirc;tements qu'Albertine, mais Albertine aime davantage ses affaires ; elle passe des heures &agrave; r&ecirc;ver de tel manteau qui lui manque, c'est ainsi que le d&eacute;sir de cette parure monte en elle, Oh! Vous savez, je l'ai &eacute;crit, il en est ainsi de la valeur accord&eacute;e au manque,

" Comme tout obstacle apport&eacute; &agrave; une possession "

&nbsp;

Claude se rappela l'histoire de ce rendez-vous manqu&eacute;&nbsp; organis&eacute; par Max Jacob avec Picasso, pourtant &agrave; la demande de Proust qui, posa un lapin afin de mieux se faire d&eacute;sirer.

&nbsp;

Que Proust puisse &eacute;prouver son plaisir, dans l'attente d'une rencontre sans cesse diff&eacute;r&eacute;e, au pr&eacute;texte de simples &eacute;ternuements, n'&eacute;tonna pas Claude. Au fond, quand il faisait &nbsp;attendre Max Jacob et Picasso,&nbsp;c'&eacute;tait pour ressentir cette forme insolite de plaisir. En avait-t-il vraiment conscience? Le lapin de Proust ne serait-il qu'un acte manqu&eacute;, une sorte de m&eacute;canisme de&nbsp;d&eacute;fense du moi. Conscient de ses actes ou inconscient,&nbsp;notre Proust ? Ni l'un ni l'autre, pensait Claude qui, imaginant m&ecirc;me comment l'introspection lui permettait d'acc&eacute;der &agrave; un niveau pr&eacute;conscient, &eacute;tait convaincue qu'il jouissait&nbsp;narcissiquement du plaisir de se d&eacute;nuder &agrave; ses propres yeux, mais sans savoir pourquoi il s'&eacute;tait mis &agrave; poil ! Pour&nbsp;vraiment comprendre,&nbsp; s'allongerait-il un jour sur le divan du Docteur Freud? &nbsp;En ce 22 Mai 1922, il ne le savait sans doute pas encore. Claude n'en ressentit pas moins un violent d&eacute;sir d'approfondir&nbsp;ses &nbsp;instances mo&iuml;ques personnelles, afin de rep&eacute;rer en elle les modulations de son propre principe de plaisir, mais restant certaine &nbsp;qu'&agrave; propos de Joyce, tout psychanalyste &eacute;voquerait l'importance des pulsions du &ccedil;&agrave; dans l'&eacute;quilibre du moi.

Lisant Ulysse &agrave; quatre mains avec Anatole, Claude avait list&eacute;, bien avant ce 22 mai 1922,&nbsp; tant de sources d'excitations alimentaires, alcooliques et sexuelles, qu'elle aurait pu &nbsp;conseiller &agrave; Joyce de diminuer, de parer, l'exag&eacute;ration de son &eacute;tat ex citationnel. Anatole imaginait m&ecirc;me comment soigner Joyce, par la traduction th&eacute;rapeutique du concept de pare-excitation.

Anatole, convaincu de l'int&eacute;r&ecirc;t de lire &nbsp;Proust et Joyce,&nbsp;avec l'&eacute;clairage de la psychanalyse d&eacute;cida d'inviter Joyce et Nora, chez Francis, en compagnie de Freud, longuement rencontr&eacute; lors d'un r&eacute;cent voyage &agrave; Vienne.

Sur ces&nbsp; perspectives freudiennes, Claude continua d'imaginer quel dialogue entre Proust et Joyce, pouvait bien apporter des r&eacute;ponses aux affres introspectives des deux &eacute;crivains, avec les seules citations d'Ulysse &agrave; l'appui, car elle &eacute;prouvait des difficult&eacute;s &agrave; m&eacute;moriser les textes de Proust, dont elle appr&eacute;ciait pourtant la quintessence.&nbsp; 

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

Joyce&nbsp;: Monsieur, pour les femmes je ne suis pas d'accord, elles valent par leur pr&eacute;sence et non par leur absence ; il faut pouvoir les toucher, &ecirc;tre caress&eacute; jusqu'&agrave; l'extase. Quand elles sont plusieurs, c'est encore mieux.

Si la femme est seule, raison de plus qu'elle ne vous fasse pas attendre !

La femme, je la veux pr&egrave;s de moi, et pouvoir, comme dans mon livre lui dire :

" Caressez-moi. Doux yeux. Main douce, douce-douce. Je suis si seul ici. Oh, caressez-moi sans attendre, tout de suite. Quel est ce mot que tous les hommes savent ? Je suis seul et tranquille. Et triste. Touchez- moi, touchez-moi."

&nbsp;Proust : Vous voulez toujours tout, tout de suite ?

&nbsp;

Claude&nbsp; connaissait&nbsp; Ulysse par c&oelig;ur, non seulement les r&eacute;pliques, mais aussi la psychologie inspirant l'&eacute;crivain. Elle savait que Joyce ne r&eacute;pondrait pas, aussi sortit-elle de sa songerie, juste au moment o&ugrave;, avec une certaine goujaterie, il se penchait vers Violet Shiff, pour une&nbsp;petite messe basse,&nbsp;bien d&eacute;sobligeante pour Proust. La conversation&nbsp; tomba, l'embarras s'installa, juste rompu par l'arriv&eacute;e d'un Ma&icirc;tre d'h&ocirc;tel, tenant c&eacute;r&eacute;monieusement un plateau de tripes &agrave; la main. Le visage de Joyce resplendit, devint plus rouge encore. Coq,&nbsp; de nouveau pr&ecirc;t au combat, &nbsp;il se tourna vers Proust :

&nbsp;Joyce : Vous savez, Monsieur, les rognons de&nbsp;mouton au grill, quand j'en ai envie, c'est comme les femmes, je les veux tout de suite. Je suis comme Monsieur Bloom, mon h&eacute;ros, qui, "Par-dessus tout aimait les rognons de mouton au grill qui flattaient ses papilles gustatives d'une belle saveur au&nbsp;l&eacute;ger parfum d'urine. "&nbsp;

&nbsp;

Claude regretta que ces dialogues imaginaires,&nbsp;entre Proust et James, fussent interrompus par l'odeur d'urine des rognons de James, ingurgit&eacute;s en pleine nuit.&nbsp;Assise au milieu de la coterie de Proust, Claude s'&eacute;chappa encore dans un autre ailleurs, fruit de sa capacit&eacute; permanente &agrave; r&ecirc;ver. Elle r&ecirc;vait souvent pour fuir les odeurs d&eacute;sagr&eacute;ables et, celles des rognons &eacute;taient vraiment sordides. Les vrais&nbsp;personnages&nbsp;qui l'entouraient, Proust, James, Picasso, Diaghilev,&nbsp; se transform&egrave;rent alors au gr&eacute; de son imagination, s'animant autour d'elle, comme dans un ballet de Nijinsky. Spectacle de marionnettes dont elle tirait les ficelles et dont elle ne s'&eacute;clipsa que pour&nbsp;retrouver&nbsp; Anatole:

Elle : Anatole, pourquoi elle n'est pas l&agrave; Colette ?

Lui : Trop occup&eacute;e entre son mari et le fils de son mari !

Elle : Ca durera jusqu'&agrave; quand ?

Lui&nbsp;: Je pense qu'&agrave; la fin de l'&eacute;t&eacute;, la saison de ses amours termin&eacute;e, on la verra sans peine.

Elle: Didont, Anatole, tu crois pas que vous vous moquez un peu des femmes !

Lui :&nbsp;Pas du tout, mon petit Claude, simplement ma ch&egrave;re Colette est&nbsp;un oiseau dont le coeur bat au rythme des saisons. Jouvenel me l'a dit, tel quel. Je l'ai vu hier, tu sais Colette couche avec son fils. Ya de quoi &ecirc;tre furibard. Le gamin n'a pas&nbsp;dix neuf&nbsp;ans !

Elle: Colette fait ce qu'elle veut. Pourquoi tu ne dis rien quand tu lis ce que Joyce &eacute;crit sur son Bloom, fornicateur de gamines de quinze ans ? Deux poids, deux mesures, tu crois que c'est juste ?

Lui: Ulysse est une grande oeuvre &eacute;pique et satirique

Elle&nbsp;: Ils sont magnifiques, Proust et Joyce. Mais c'est&nbsp;d&eacute;sir d'homme, plaisir d'homme, langage d'homme. Et les femmes? Rachilde&nbsp; &eacute;clips&eacute;e depuis des ann&eacute;es.&nbsp; Colette&nbsp;critiqu&eacute;e quand elle aime. Marguerite Audoux m&eacute;pris&eacute;e, Ren&eacute;e Vivien oubli&eacute;e, Marie Lefranc ignor&eacute;e, Anna de Noailles boud&eacute;e.&nbsp;

&nbsp;

Dans la voiture qui les conduit rue des Moulins &agrave; la fin de la r&eacute;ception, les premiers vers de&nbsp;La Vie Profonde&nbsp;d'Anna de Noailles &nbsp;reviennent dans la bouche de Claude :

&nbsp;

Etre dans la nature ainsi qu'un arbre humain,

Etendre ses d&eacute;sirs comme un profond feuillage,

Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage, 

La s&egrave;ve universelle affluer dans ses mains

&nbsp;

Po&eacute;sie qui rend beaux les d&eacute;sirs, ceux&nbsp;de la femme et ceux&nbsp;de l'homme, ceux de Claude et ceux d'Anatole. Po&eacute;sie de la passion qui nous br&ucirc;le en faisant fi des modes litt&eacute;raires. Bonsoir &agrave; mes petites s&oelig;urs, les femmes, se dit Claude. Bonjour &agrave; vos d&eacute;sirs... Je souhaite pour vous la vie Profonde chant&eacute;e par Anna de Noailles.

&nbsp;Proust quitta le Majestic peu apr&egrave;s Anatole. Proust invita les Schiff, les emmena dans&nbsp;le taxi de C&eacute;lestin Odilon, le mari de C&eacute;leste, son indispensable gouvernante. Mais Joyce s'incrusta, sauta dans le taxi pour le dernier champagne chez Proust. Bourr&eacute;, pas seulement d'alcool, mais aussi&nbsp;de complexes, le Joyce !&nbsp;Il imaginait Proust dans un somptueux appartement pr&egrave;s de L'Etoile.Ca le fascinait, lui, dont la compagne Nora, vivait&nbsp; &agrave; Londres,&nbsp;dans l'attente d'un bel appartement &agrave; Paris. Joyce se disait qu'il trouverait&nbsp; vite un appartement, autrement plus luxueux, dans lequel il pourrait inviter Anatole de Monzie.

Dans le taxi&nbsp;pour aller&nbsp;rue Hamelin,&nbsp;Joyce alluma&nbsp;un cigare et baissa les vitres. Sydney Schiff les remonta&nbsp;et fit &eacute;teindre le cigare. Proust parla beaucoup, ignora Joyce, sauf&nbsp; &agrave; l'arriv&eacute;e, rue Hamelin. L&agrave;, avec autorit&eacute;, il&nbsp; demanda &agrave;&nbsp;C&eacute;lestin&nbsp;de ramener&nbsp; Joyce chez lui. D&eacute;barass&eacute;, Proust bu avec ses amis Schiff, la derni&egrave;re coupe, dans son aust&egrave;re tani&egrave;re. Joyce, lui, fera la tourn&eacute;e des bars avant de revenir chez lui, ivre-mort.

&nbsp;

Pendant ce temps, Claude et Anatole sont heureux dans leur petit h&ocirc;tel de la rue des Moulins. Lui, agenouill&eacute; sur la descente de lit. Elle allong&eacute;e sur le drap, en travers. Il a install&eacute; des coussins sous son ventre. Sa langue fait des mouvements complexes qui l'&eacute;lectrisent. Langue agile et acrobatique&nbsp;comme les danseurs de Diaghilev.&nbsp;&nbsp;A croire que l'impr&eacute;sario des Ballets russes est aussi celui de la langue d'Anatole.&nbsp;Cette langue de diable a mis en feu le corps de Claude. Le jour est lev&eacute;, mais pour Claude, la nuit ne fait que commencer.Ce soir, elle n'est plus dans le titre de son roman, elle n'est plus&nbsp;&raquo; La Femme de Personne&nbsp;&raquo;

Claude est r&eacute;veill&eacute;e. 

Anatole dors encore.

&nbsp;Sa poitrine velue&nbsp; rappelle Mal&eacute;zieux, l'homme&nbsp;du premier &eacute;lan sexuel de Claude : un&nbsp;chemineau au torse poilu, d&eacute;goulinant de sueur.&nbsp;

&nbsp;V&eacute;ritable for&ecirc;t mouill&eacute;e, sa parure&nbsp; puait le&nbsp;bouc.&nbsp;Ce fut pour Claude le premier appel&nbsp;&agrave; la b&ecirc;te.

Sur le visage tann&eacute; du chemineau, sur les plis tourment&eacute;s de son cou, &ccedil;a coulait en abondance, inondant la femelle qu'elle &eacute;tait devenue. La sueur perlait &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; de chacun des poils du m&acirc;le. Il peinait tellement qu'il en bavait sur les yeux ferm&eacute;s de Claude.

&nbsp;ELLE S'ETAIT LONGTEMPS DIT&nbsp;: Mal&eacute;zieux, le chemineau, il t'a secourue quand, tomb&eacute;e comme morte pr&egrave;s de lui,&nbsp;ton entourage restait indiff&eacute;rent, lui, il s'est inqui&eacute;t&eacute;, il&nbsp;a dit : " elle est toute blanche. J'men vas la porter &agrave; l'h&ocirc;pital ".

Mal&eacute;zieux, secou&eacute; de d&eacute;vouement de la t&ecirc;te aux pieds, lui qui &eacute;vitait les gendarmes dont il avait peur. Claude l'aima comme une vierge &eacute;mue, comme une cr&eacute;ature &eacute;blouie b&eacute;nissant son sauveur.

&nbsp;Le chemineau est lumineux dans ta nuit sans &eacute;toile se disait-elle. Mais, pour ton malheur, il continue de cheminer, pendant que tu gu&eacute;ris &agrave; l'h&ocirc;pital, d&eacute;plorait-elle.

Le temps d'&ecirc;tre serr&eacute;e dans ses bras, tu as cess&eacute; d'&ecirc;tre la femme de personne se r&eacute;p&eacute;tait-elle.

&nbsp;Que dirait &nbsp;Marcel Proust de ce&nbsp;d&eacute;sir&nbsp;jaillissant dans l'instant avec&nbsp;ce&nbsp;m&acirc;le velu&nbsp;? 

&nbsp;Et Claude se r&eacute;p&eacute;tait&nbsp;: tu as droit &agrave; ton plaisir, lui au sien, avec ses duchesses et sa psychologie complexe.

Toi, quand tu fais l'amour, tu ne raisonnes pas. Tout &ccedil;a, tu l'as &eacute;crit dans ton livre : La Femme de Personne

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 

&nbsp;

&nbsp;Apr&egrave;s la soir&eacute;e du Majestic, Claude r&eacute;fl&eacute;chit sur ce monde artificiel d'&eacute;crivains cabotins,de demi-mondaines et de politiciens.&nbsp;Oui, elle voyait trop souvent Anatole. Ses man&oelig;uvres &nbsp;politiciennes incessantes l'&eacute;nervaient. Il venait de mouiller Romain Rolland&nbsp;dans une sombre histoire d'Union paneurop&eacute;enne. Apr&egrave;s avoir r&eacute;tabli les relations avec le Saint Si&egrave;ge, il complotait maintenant avec les communistes pour que la France reconnaisse le gouvernement sovi&eacute;tique. Il est loin le temps o&ugrave; il faisait expulser des moines de leur abbaye entre deux cordons de gendarmes. Girouette politique, il symbolisait le contraire de l'id&eacute;al port&eacute; par son p&egrave;re, Emmanuel Chauvi&egrave;re, h&eacute;ros de la Commune de Paris et d&eacute;put&eacute; socialiste r&eacute;volutionnaire.

&nbsp;&nbsp;Arranger les choses, concilier l'inconciliable, resta une constante d'Anatole.&nbsp;Dans quelques ann&eacute;es, &nbsp;il cherchera m&ecirc;me &agrave; rapprocher Hitler des alli&eacute;s par la m&eacute;diation de Mussolini ! Ses amis lui disaient&nbsp;: Anatole, tu devrais te consacrer &agrave; la litt&eacute;rature, tu &eacute;cris si bien, comme Claude et Colette, nous aimons ton bouquin :&nbsp;La Mort de Julie. Ecris au lieu de te faire bouffer par la politique et par tes r&eacute;unions de Comices Agricoles du Lot.

&nbsp;

&nbsp;Claude se retourna sur elle et d&eacute;cida : il est urgent, mon petit Claude que tu changes d'air. Tu vas retourner&nbsp; au pays du chemineau Mal&eacute;zieux, du c&ocirc;t&eacute; de Sarzeau. Tu vas oublier ce monde. Allez, d&eacute;cides-toi vite mon petit Claude.

Te&nbsp;voil&agrave; &agrave; la gare Montparnasse&nbsp;avec des oeufs durs,&nbsp;des petits pains et un cornet de sel. Finies les &eacute;l&eacute;gances du Majestic.&nbsp;Tu voyages en&nbsp;troisi&egrave;me classe avec une famille qui&nbsp; part &agrave; un enterrement : le petit gar&ccedil;on&nbsp;s'assoupit &nbsp;entre deux couronnes mortuaires, &nbsp;la m&egrave;re&nbsp;et ses deux filles mangent&nbsp;du saucisson &agrave; l'ail, le p&egrave;re boit des rasades de pinard avec sa gourde de poilu.&nbsp;

Claude vit ainsi d&eacute;filer&nbsp;des&nbsp;villes aux toits toujours pareils&nbsp; chatoyants&nbsp;au soleil.&nbsp;Vergers en fleurs,&nbsp;vaches dans&nbsp;la luzerne, cabrioles de poulains dans un champ... Elle retrouva&nbsp;un monde oubli&eacute;, celui du chemineau Mal&eacute;zieux o&ugrave; ELLE SUBLIMAIT LE PITTORESQUE.Le train s'arr&ecirc;tait dans les petites gares. La garde-station caressait le bras du m&eacute;canicien avec son drapeau rouge. Des cantonniers poussaient un roupillon sur un tallus de ballast. Le cocher s'impatientait devant la barri&egrave;re trop longtemps baiss&eacute;e. Le cheval, lui, se reposait.La locomotive poussive repartit en l&acirc;chant des volutes de A la gare suivante, tu descends du train et monte dans l'omnibus de correspondance. Deux religieuses prient en &eacute;grenant leur chapelet. Une gamine boutonneuse se mouche bruyamment. Pas un mot pendant les dix minutes de trajet. Dans le ciel bleu, une &eacute;charpe d'alouettes se d&eacute;ploie. Sur sa butte, un moulin &agrave; vent tourne obstin&eacute;ment Les pr&eacute;s sont mouchet&eacute;s de petites fleurs des champs. On croise des carrioles dont les occupants se prot&egrave;gent du soleil avec un parapluie ouvert en guise d'ombrelle.Mon petit Claude tu es arriv&eacute;e au pays o&ugrave; tu as rencontr&eacute; le chemineau Mal&eacute;zieuxfum&eacute;e dans les arbres. Des militaires agitaient&nbsp; leurs mouchoirs vers des jeunes femmes.A la gare suivante, elle &nbsp;descendis du train et monta dans l'omnibus&nbsp;de correspondance.&nbsp;Deux religieuses priaient en &eacute;grenant leur chapelet. Une gamine boutonneuse se moucha bruyamment. Pas un mot&nbsp;pendant les&nbsp; dix minutes de trajet. Elle reconnut si bien le paysage qu'elle sut anticiper les diff&eacute;rents tableaux naturels comme elle parvenait hier &agrave; pr&eacute;voir les cochonneries de Joyce dans sa conversation avec Proust.&nbsp;&nbsp; Dans le ciel bleu, une &eacute;charpe d'alouettes se d&eacute;ploiera bient&ocirc;t.&nbsp; Sur&nbsp;sa butte, un moulin &agrave; vent tournera obstin&eacute;ment&nbsp; Les pr&eacute;s seront mouchet&eacute;s de petites fleurs des champs. On croisera des carrioles dont les &nbsp;occupants se prot&egrave;geront du soleil avec&nbsp;un &nbsp;parapluie ouvert en guise d'ombrelle

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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/11/881027</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 01 Nov 2009 21:29:17 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Bruno Chauvierre et le loup de Chaingy</title>
   <description><![CDATA[ Le Loup de Chaingy... Bruno Chauvierre, m'a envoy&eacute;, il y a&nbsp;quelques ann&eacute;es cette histoire de loups, peu situ&eacute;e au sens de Max Jacob, dont il rappelle pourtant la le&ccedil;on dans un commentaire r&eacute;cent sur mes &eacute;crits de blog.&nbsp;Son histoire ne manquant pas d'int&eacute;r&ecirc;t, m&ecirc;me si la comparaison avec Claude Chauvi&egrave;re est difficile &agrave; soutenir,&nbsp;je l'offre aux lecteurs, en esp&eacute;rant que le cousin ne m'en voudra pas et, qu'&agrave; l'avenir il se montrera moins exigeant. On remarquera que, mon cousin au R surnum&eacute;raire,&nbsp;&eacute;crit impersonnellement &agrave; la troisi&egrave;me personne, ce qui ne saurait constituer une oeuvre situ&eacute;e. 

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Fulgence Chauvi&egrave;re

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Il &nbsp;contemplait, lorsqu'il dormait chez la m&egrave;re de sa grand-m&egrave;re paternelle, cette gravure de b&ecirc;te f&eacute;roce, apparemment peu adapt&eacute;e &agrave; ses 4 ans- un &acirc;ge o&ugrave; l'on a peur du loup, m&ecirc;me si de savants psychologues lui apprirent, par la suite, que ces animaux phalliques, n&eacute;cessaires &agrave; l'imaginaire enfantin, remplissaient un r&ocirc;le des plus positifs&nbsp;; l'arri&egrave;re-grand-m&egrave;re avait achet&eacute;, chez Feuillatre, rue Sainte-Catherine, &agrave; Orl&eacute;ans, cette gravure dont l'enfant, peu pr&eacute;coce, ne sut d&eacute;chiffrer le titre effrayant que vers sa sixi&egrave;me ann&eacute;e&nbsp;: FIGURE DE LA BETE FEROCE, le sous-titre non moins inqui&eacute;tant&nbsp;: Qui ravage les alentours d'Orl&eacute;ans, ne fut seulement compris que, vers sa septi&egrave;me ann&eacute;e, apr&egrave;s plus d'un an de cours pr&eacute;paratoire &agrave; l'Ecole de la Pomme de Pin, dans la classe de Monsieur Paillard.

&nbsp;

IL &nbsp;s'endormait &agrave; Saint-Marc, dans le lit de son arri&egrave;re-grand-m&egrave;re, lorsque sa grand-m&egrave;re, &agrave; qui ses parents l'avaient confi&eacute;, partait &agrave; Jargeau, soigner ses n&eacute;vralgies faciales, aupr&egrave;s du fameux gu&eacute;risseur Hareng. Que la pi&egrave;ce soit petite, et, surtout, le lit entour&eacute; de tentures en toile de Jouy, procurait &agrave; l'enfant, le sentiment d'&ecirc;tre prot&eacute;g&eacute; des loups redout&eacute;s. Sur le buffet, la couronne de mari&eacute;e de la vieille dame, immuablement dispos&eacute;e dans un globe de verre, constituait un &eacute;l&eacute;ment certain de r&eacute;assurance, tout comme l'odeur famili&egrave;re, d&eacute;ferlante, &acirc;cre et sucr&eacute;e des pommes s'&eacute;chappant du cellier entrouvert.

&nbsp;

IL se souvenait, en s'endormant, des promenades avec ses grands-m&egrave;res, dans cette for&ecirc;t d'Orl&eacute;ans, pour lui, imp&eacute;n&eacute;trable, d&egrave;s lors que,&nbsp; s'&eacute;cartant du chemin, du c&ocirc;t&eacute; de Semoy, on risquait de&nbsp;troubler le refuge des loups. A la lisi&egrave;re de la for&ecirc;t, les pensionnaires de l'hospice, habill&eacute;s de blouses grises, ne pr&eacute;venaient-ils pas l'enfant des dangers qu'il y avait de trop s'aventurer au-del&agrave; des frondaisons o&ugrave; leurs gardiens les limitaient&nbsp;? La grand-m&egrave;re de son arri&egrave;re-grand-m&egrave;re avait transmis le souvenir d'attaques d'enfants et d'adolescents, si bien que l'enfant h&eacute;rita d'une peur ancestrale o&ugrave; se m&ecirc;laient fiction et r&eacute;alit&eacute;. Lorsqu'il sut lire, il d&eacute;couvrit le texte entourant l'image, se rendant compte que la sc&egrave;ne ne se passait pas &agrave; Semoy, mais &agrave; Beaugency o&ugrave; une femme fut d&eacute;vor&eacute;e par les loups un 25 d&eacute;cembre. Devenu enseignant-chercheur en psychologie de l'enfant, il reconstitua, &agrave; partir d'archives, la v&eacute;rit&eacute; de cette histoire de loups, encore plus terrible que ne la racontait les anciens. La v&eacute;ritable histoire, dat&eacute;e du 6 d&eacute;cembre 1814, est celle de femmes et d'enfants, ramassant du bois, dans la for&ecirc;t de Chaingy (&agrave; quelques kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest d'Orl&eacute;ans). Une louve les attaqua, tuant deux femmes. La b&ecirc;te f&eacute;roce fut tu&eacute;e du c&ocirc;t&eacute; de Cercottes, apr&egrave;s une battue conduite par le Pr&eacute;fet, en personne&nbsp;!

&nbsp;

IL&nbsp;se souvint longtemps, au moment de ses endormissements, des chuchotements imag&eacute;s et nimb&eacute;s de tendresse de la Grand- M&egrave;re &nbsp;: &laquo;&nbsp;Le loup &eacute;tait recouvert d'&eacute;cailles et aucune arme ne pouvait l'atteindre.&nbsp;&raquo; La main de l'enfant tremblait dans celle de Lucile son arri&egrave;re-grand-m&egrave;re. Alors, L'a&iuml;eule retirait sa main et lui caressait doucement le front. Il s'endormait et plongeait dans des r&ecirc;ves o&ugrave; les loups avaient des&nbsp;&eacute;cailles de canard. 

&nbsp;

Il &nbsp;fut, depuis lors, fascin&eacute; par l'horrible, m&ecirc;l&eacute; au fantastique et &agrave; l'exag&eacute;ration, comme l'imprimerie y incita, d&egrave;s ses d&eacute;buts, ici, en parant &nbsp;le loup des attributs du canard, surtout dans l'imagerie populaire d'Orl&eacute;ans, dont on ne sait pas assez, qu'elle pr&eacute;c&eacute;da celle d'Epinal, fournissant aux familles, des le d&eacute;but du XVIII&egrave;me si&egrave;cle, des images d'actualit&eacute; sur lesquelles bien des fantasmes se d&eacute;velopp&egrave;rent &agrave; Saint-Marc, chez les anc&ecirc;tres de l'enfant dont on raconte l'histoire.
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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/10/878280</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Mon, 26 Oct 2009 20:40:40 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>L&#039;éducation, la Commune et Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ 

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L'&eacute;ducation, la Commune et Chauvi&egrave;re

&nbsp;

D&egrave;s 1871, Emmanuel Chauvi&egrave;re milite pour la s&eacute;paration de l'Eglise et de&nbsp;l'Etat. Arr&ecirc;t&eacute;, les armes &agrave; la main, aux c&ocirc;t&eacute;s du g&eacute;n&eacute;ral Duval, sauvagement abattu par les lignards du marquis de Gallifet, il ne deviendra pas comme pr&eacute;vu d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; l'enseignement, fonction occup&eacute;e par son camarade, EDOUARD VAILLANT.

&nbsp;

Lire l'&eacute;ditorial de Mich&egrave;le Camus, La Commune, l'&eacute;ducation et nous, dans le Bulletin des amis de la commune de Paris(1971)

&nbsp;

Venir &agrave; la F&ecirc;te de la Commune , le 26/09/2009, Place de la Commune de Paris 1871, Paris XIII de 15 heures &agrave; 20 heures.

&nbsp;

D&egrave;s 15 heures, Riton -la- manivelle, son orgue de barbarie et ses musiciens, chanterons la Commune et le mouvement ouvrier.

&nbsp;


parisfaubourg.com
&nbsp;



&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/09/857686</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 06 Sep 2009 09:45:59 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Archives</title>
   <description><![CDATA[ 

Emmanuel Chauvi&egrave;re, qui sera d&eacute;put&eacute; blanquiste de Paris, d&eacute;clare les 24 et 30 janvier 1869 &agrave; la Rotonde et &agrave; Belleville:

&nbsp; &nbsp; &nbsp; Dans l'organisation actuelle du travail, il y a deux sortes d'individus: les uns qui pr&eacute;l&egrave;vent les neuf-dixi&egrave;mes sur le travail, les autres qui pr&eacute;l&egrave;vent un dixi&egrave;me, les uns qui consomment sans travailler, les autres qui travaillent sans consommer. Ceux-ci ne poss&egrave;dent rien, ceux-l&agrave; poss&egrave;dent la source de toutes les productions... la terre ! Nous naissons et d&eacute;j&agrave; nous pouvons nous demander si la terre est faite pour tous ou pour quelques-uns. Nous posons le pied quelque part. &Agrave; qui appartient ceci ? &Agrave; un propri&eacute;taire. Nous grandissons. Et parce que nous n'avons pas de propri&eacute;t&eacute;, il nous faut travailler pour le propri&eacute;taire. Nous grandissons encore et nous prenons un fusil. Et il faut aller nous faire tuer pour d&eacute;fendre la propri&eacute;t&eacute; d'un propri&eacute;taire.Pour ces propos, et l'appel au drapeau rouge, il b&eacute;n&eacute;ficiera de six mois de prison pour "excitation &agrave; la haine des citoyens les uns contre les autres". Allons, Babeuf n'&eacute;tait pas encore vraiment mort !
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/838941</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/838941</guid>
  <pubDate>Thu, 23 Jul 2009 19:01:18 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Vrai socialisme : archives d&#039;époque</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Emmanuel Chauvi&egrave;re, qui sera d&eacute;put&eacute; blanquiste de Paris, d&eacute;clare les 24 et 30 janvier 1869 &agrave; la Rotonde et &agrave; Belleville:

&nbsp; &nbsp; &nbsp; Dans l'organisation actuelle du travail, il y a deux sortes d'individus: les uns qui pr&eacute;l&egrave;vent les neuf-dixi&egrave;mes sur le travail, les autres qui pr&eacute;l&egrave;vent un dixi&egrave;me, les uns qui consomment sans travailler, les autres qui travaillent sans consommer. Ceux-ci ne poss&egrave;dent rien, ceux-l&agrave; poss&egrave;dent la source de toutes les productions... la terre ! Nous naissons et d&eacute;j&agrave; nous pouvons nous demander si la terre est faite pour tous ou pour quelques-uns. Nous posons le pied quelque part. &Agrave; qui appartient ceci ? &Agrave; un propri&eacute;taire. Nous grandissons. Et parce que nous n'avons pas de propri&eacute;t&eacute;, il nous faut travailler pour le propri&eacute;taire. Nous grandissons encore et nous prenons un fusil. Et il faut aller nous faire tuer pour d&eacute;fendre la propri&eacute;t&eacute; d'un propri&eacute;taire.Pour ces propos, et l'appel au drapeau rouge, il b&eacute;n&eacute;ficiera de six mois de prison pour "excitation &agrave; la haine des citoyens les uns contre les autres". Allons, Babeuf n'&eacute;tait pas encore vraiment mort !
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/838944</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/838944</guid>
  <pubDate>Thu, 23 Jul 2009 19:01:18 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>1869-2009 :  Les Chauvière ( Emmanuel et Fulgence) font la Révolution !</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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PHOTO WIKIPEDIA

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&nbsp;Moi, Fulgence Chauvi&egrave;re,je n'ai pas l'instinct de propri&eacute;t&eacute;,et, je sens revivre&nbsp;Emmanuel Chauvi&egrave;re en moi!

&nbsp;

Pourquoi ?

&nbsp;

&nbsp;Parceque, j'ai retrouv&eacute;,&nbsp;une note de Claude Chauvi&egrave;re, sur les exploits r&eacute;volutionnaires de son papa alors &acirc;g&eacute; de moins de 18 ans !.

&nbsp;

&nbsp;

Emmanuel Chauvi&egrave;re, par la suite,&nbsp;d&eacute;put&eacute; blanquiste de Paris, d&eacute;clara les 24 et 30 janvier 1869 &agrave; la Rotonde et &agrave; Belleville:

&nbsp; &nbsp; &nbsp; "Dans l'organisation actuelle du travail, il y a deux sortes d'individus: les uns qui pr&eacute;l&egrave;vent les neuf-dixi&egrave;mes sur le travail, les autres qui pr&eacute;l&egrave;vent un dixi&egrave;me, les uns qui consomment sans travailler, les autres qui travaillent sans consommer. Ceux-ci ne poss&egrave;dent rien, ceux-l&agrave; poss&egrave;dent la source de toutes les productions... la terre ! Nous naissons et d&eacute;j&agrave; nous pouvons nous demander si la terre est faite pour tous ou pour quelques-uns. Nous posons le pied quelque part. &Agrave; qui appartient ceci ? &Agrave; un propri&eacute;taire. Nous grandissons. Et parce que nous n'avons pas de propri&eacute;t&eacute;, il nous faut travailler pour le propri&eacute;taire. Nous grandissons encore et nous prenons un fusil. Et il faut aller nous faire tuer pour d&eacute;fendre la propri&eacute;t&eacute; d'un propri&eacute;taire.Pour ces propos, et l'appel au drapeau rouge, il &eacute;copera de six mois de prison pour "excitation &agrave; la haine des citoyens les uns contre les autres".

&nbsp;

&nbsp;Allons, Babeuf n'&eacute;tait pas encore vraiment mort !

&nbsp;

Allons, moi, Fulgence Chauvi&egrave;re,n&eacute;e dans les ann&eacute;es 1980,&nbsp;je fais la r&eacute;volution avec Emmanuel, pendant que Claude Chauvi&egrave;re,n&eacute;e avant 1900,&nbsp;devenue Comtesse de R&eacute;cusson, compose avec son r&eacute;actionnaire de mari.

&nbsp;

UNE SEULE SOLUTION:LA REVOLUTION !&nbsp;&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;



&nbsp;

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&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/834832</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/834832</guid>
  <pubDate>Sun, 12 Jul 2009 17:51:33 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Lettre de Colette après la mort de Claude Chauvière ( Collection Fulgence Chauvière )</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Pauvre tombe bient&ocirc;t relev&eacute;e.

&nbsp;

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Colette apr&egrave;s la mort de Claude Chauvi&egrave;re a &eacute;crit&nbsp;(1)&nbsp;:

&nbsp;

&laquo;&nbsp;On me dit&nbsp;: double congestion pulmonaire - on me dit&nbsp;: angine de poitrine &ndash; Saviez-vous qu'elle &eacute;tait mari&eacute;e et comtesse de R&eacute;cusson et que son mari habitait tr&egrave;s pr&egrave;s d'elle, sinon avec elle&nbsp;? Elle ne m'en a jamais dit un mot, cher ami, ni &agrave; vous non plus probablement&nbsp;?&hellip;&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Colette d&eacute;couvre donc un myst&egrave;re de Claude.

&nbsp;

Secr&egrave;te, ma cousine.

&nbsp;

Colette ignorait-elle que R&eacute;cusson &eacute;tait son premier mari ? 

&nbsp;

Manifestement oui !

&nbsp;

Ignorait-elle qu'elle revint vers R&eacute;cusson avant de mourir ?

&nbsp;

Oui.

&nbsp;

Elle s'inqui&eacute;ta surtout du devenir des lettres &eacute;chang&eacute;es avec Claude.

&nbsp;

Eut-elle des remords d'avoir pr&eacute;cipit&eacute; le divorce de Claude d'avec le journaliste &nbsp;Georges Le F&egrave;vre dans les ann&eacute;es 30 ?

&nbsp;

On le saura, en lisant ces lettres &eacute;gar&eacute;es.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

(1) Lettre de J. Canqueteau ( 23/7/1939) &agrave; Andr&eacute; Lebey, reproduisant partiellement la lettre que Colette lui envoie.
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/831971</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/831971</guid>
  <pubDate>Sun, 05 Jul 2009 20:40:51 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>iLa tombe de Claude Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

Relecture du beau livre du regrett&eacute; CLAUDE PICHOIS, &eacute;crit avec&nbsp;ALAIN BRUNET. Titre simple&nbsp;: COLETTE.

&nbsp;

&nbsp;Plusieurs pages consacr&eacute;es &agrave; Claude Chauvi&egrave;re.

&nbsp;

&nbsp;Mention y est faite de l'estime de Th&eacute;ophile Briant pour Claude Chauvi&egrave;re. 

&nbsp;

J'avais d&eacute;j&agrave; remarqu&eacute; le nom du fondateur du&nbsp; GOELAND, dans ma collection personnelle.

&nbsp;

&nbsp;Vieilles lettres de famille. Th&eacute;o Briant, &nbsp;J.Caqueteau, les d&eacute;put&eacute;s Emile Dubois et Marcel Sembat, d&eacute;put&eacute;s, membres de la m&ecirc;me Loge que leur camarade Emmanuel Chauvi&egrave;re, y sont abondamment c&icirc;t&eacute;s. Colette aussi, et d'une fa&ccedil;on in&eacute;dite. J'en parlerai.

&nbsp;

Claude Pichois cite une r&eacute;ponse de Claude Chauvi&egrave;re &agrave; Colette&nbsp;:

&nbsp;

&laquo;&nbsp;Comme tout cela est bien dit et pourrait donner le change&nbsp;&raquo;

&nbsp;

&laquo;&nbsp; le charme op&egrave;rerait si je n'avais vu l'envers du d&eacute;cor, si je n'avais trouv&eacute; ma juste utilisation&nbsp;&raquo;

&nbsp;

&laquo;&nbsp;Madame, si vous m'aviez aim&eacute;e, je l'aurais senti sans d&eacute;faillance&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Phrases lourdes de sens, r&eacute;dig&eacute;es en 1929, dans un ouvrage intitul&eacute; &laquo;&nbsp;La Rampe d'Or&nbsp;&raquo; et publi&eacute; longtemps apr&egrave;s (Angers, 1938).

&nbsp;

&nbsp;Claude Chauvi&egrave;re y d&eacute;crit son existence dans le monast&egrave;re o&ugrave; elle d&eacute;sira devenir Novice. Ces phrases sont extraites des pages 110 et 111.

&nbsp;

Claude Chauvi&egrave;re, lorsqu'elle d&eacute;c&egrave;de &agrave; La Seyne sur Mer, est l' &eacute;pouse de Ren&eacute; de R&eacute;cusson. Ses papiers disparaissent. &laquo;&nbsp;T&eacute;n&eacute;breuse affaire&nbsp;&raquo; selon l'Abb&eacute; Aubert de l'Institution Sainte Marie ( la Seyne).

&nbsp;

Je reconstitue patiemment son histoire.

&nbsp;

JE rassemble des documents. Exceptionnelle personnalit&eacute;. J'esp&egrave;re, un jour, pr&eacute;senter l'analyse de son &oelig;uvre, comme le souhaitait Claude Pichois. Une belle &oelig;uvre. Pas du tout vassale de Colette. &nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/831209</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/07/831209</guid>
  <pubDate>Fri, 03 Jul 2009 19:35:14 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Les Amis du Souvenir de Claude Chauvière ( A.S.C.C.)</title>
   <description><![CDATA[ 


Devant la tombe les amis &nbsp;du souvenir. Petit groupe de l'A.S.C.C.

&nbsp;

&nbsp;De chaque c&ocirc;t&eacute; , sur le sable mou, deux cypr&egrave;s g&eacute;ants.

&nbsp;

Des s&eacute;pultures &laquo;&nbsp;rel&eacute;v&eacute;es&nbsp;&raquo; entourent la tombe de Claude Chauvi&egrave;re.

&nbsp;

&nbsp;Morts oubli&eacute;s. Emplacements vides de tombes expuls&eacute;es.

&nbsp;

Haut de tombe avec stelle&nbsp;; on y lit deux dates&nbsp;: janvier 1825, juin 1937.

&nbsp;

Pourquoi ces deux dates&nbsp;?

&nbsp;

La croix de haut de tombe est cass&eacute;e , rouill&eacute;e, d&eacute;capit&eacute;e, sans Christ, donc sans souffrance. Croix simplement d&eacute;pos&eacute;e sur le devant de tombe.

&nbsp;

Sur la croix en deux morceaux, une couronne de fleurs, de liserons et de raisins. Pas de Christ sur la Croix.

&nbsp;

La croix cache le nom de Claude Chauvi&egrave;re. Mon petit collier de coquillages y est encore accroch&eacute;.

&nbsp;

Nom &eacute;crit en lettres &eacute;normes avec d'&eacute;l&eacute;gants caract&egrave;res. Pas de dates, aucune mention.

&nbsp;

Sobri&eacute;t&eacute;.

&nbsp;

&nbsp;Juste une plaque de pierre noire (&agrave; moins que ce ne soit de l'ardoise.)

&nbsp;

Je suis adoss&eacute;e sur le muret de pierre du cimeti&egrave;re.

&nbsp;

Devant moi, la tombe de Claude Chauvi&egrave;re et de ses amis du souvenir.

&nbsp;

Derri&egrave;re moi, c'est-&agrave;-dire devant Claude, un potager printanier et un verger d'abricotiers et de cerisiers.

&nbsp;

Claude a choisi ce cimeti&egrave;re. S'est elle accoud&eacute;e sur ce muret en regardant l'Eglise Notre-Dame&nbsp;? Y-a-t-elle pri&eacute;&nbsp;? Elle faisait ses &eacute;conomies pour acheter la concession. Ses amis l'ont install&eacute;e ici, tombe 372, la mort venue. Ces amis l&agrave; &eacute;tant maintenant morts, nous sommes ici pour enrichir Claude de nos r&ecirc;veries.

&nbsp;

Devant moi, c'est-&agrave;-dire &agrave; la gauche de Claude, la tombe tr&egrave;s bien entretenue de la famille Vincelot-Lemester.

&nbsp;

Je n'ai jamais vu de cypr&egrave;s aussi grands qu'ici. Ils veillent sur Claude Chauvi&egrave;re, en attendant la R&eacute;surrection des Morts et, plus sp&eacute;cialement, la r&eacute;surrection&nbsp; de la r&eacute;sidente de la tombe 372.

&nbsp;

&nbsp;Claude Chauvi&egrave;re, beaux sentiments, force de conviction, belle &eacute;criture, beaux livres.

&nbsp;

L'A.S.C.C.( Amis du Souvenir de Claude Chauvi&egrave;re) entretient la flamme .

&nbsp;

Fulgence Chauvi&egrave;re&nbsp;

&nbsp;

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&nbsp;

&nbsp;





&nbsp;

Devant la tombe les amis &nbsp;du souvenir. Petit groupe de l'A.S.C.C.

&nbsp;

&nbsp;De chaque c&ocirc;t&eacute; , sur le sable mou, deux cypr&egrave;s g&eacute;ants.

&nbsp;

Des s&eacute;pultures &laquo;&nbsp;rel&eacute;v&eacute;es&nbsp;&raquo; entourent la tombe de Claude Chauvi&egrave;re.

&nbsp;

&nbsp;Morts oubli&eacute;s. Emplacements vides de tombes expuls&eacute;es.

&nbsp;

Haut de tombe avec stelle&nbsp;; on y lit deux dates&nbsp;: janvier 1825, juin 1937.

&nbsp;

Pourquoi ces deux dates&nbsp;?

&nbsp;

La croix de haut de tombe est cass&eacute;e , rouill&eacute;e, d&eacute;capit&eacute;e, sans Christ, donc sans souffrance. Croix simplement d&eacute;pos&eacute;e sur le devant de tombe.

&nbsp;

Sur la croix en deux morceaux, une couronne de fleurs, de liserons et de raisins. Pas de Christ sur la Croix.

&nbsp;

La croix cache le nom de Claude Chauvi&egrave;re. Mon petit collier de coquillages y est encore accroch&eacute;.

&nbsp;

Nom &eacute;crit en lettres &eacute;normes avec d'&eacute;l&eacute;gants caract&egrave;res.

&nbsp;

Sobri&eacute;t&eacute;.

&nbsp;

&nbsp;Juste une plaque de pierre noire (&agrave; moins que ce ne soit de l'ardoise.)

&nbsp;

Je suis adoss&eacute;e sur le muret de pierre du cimeti&egrave;re.

&nbsp;

Devant moi, la tombe de Claude Chauvi&egrave;re et de ses amis du souvenir.

&nbsp;

Derri&egrave;re moi, c'est-&agrave;-dire devant Claude, un potager printanier et un verger d'abricotiers et de cerisiers.

&nbsp;

Claude a choisi ce cimeti&egrave;re. S'est elle accoud&eacute;e sur ce muret en regardant l'Eglise Notre-Dame&nbsp;? Y-a-t-elle pri&eacute;&nbsp;? Elle faisait ses &eacute;conomies pour acheter la concession. Ses amis l'ont install&eacute;e ici, tombe 372, la mort venue. Ces amis l&agrave; &eacute;tant maintenant morts, nous sommes ici pour enrichir Claude de nos r&ecirc;veries.

&nbsp;

Devant moi, c'est-&agrave;-dire &agrave; la gauche de Claude, la tombe tr&egrave;s bien entretenue de la famille Vincelot-Lemester.

&nbsp;

Je n'ai jamais vu de cypr&egrave;s aussi grands qu'ici. Ils veillent sur Claude Chauvi&egrave;re, en attendant la R&eacute;surrection des Morts et, plus sp&eacute;cialement, la r&eacute;surrection&nbsp; de la r&eacute;sidente de la tombe 372.

&nbsp;

&nbsp;Claude Chauvi&egrave;re, beaux sentiments, force de conviction, belle &eacute;criture, beaux livres.

L'A.S.C.C.( Amis du Souvenir de Claude Chauvi&egrave;re) entretient la flamme . 

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 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/805169</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 26 Apr 2009 21:50:24 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le nouveau roman de Claude Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

Abel Hermant me propose un sc&eacute;nario de roman:

&nbsp;Faire comme si je me r&eacute;veillais apr&egrave;s une longue amn&eacute;sie.

&nbsp;

. R&eacute;veil &agrave; l'h&ocirc;pital apr&egrave;s un coma de quatre ans. &laquo;&nbsp;Mon petit Claude, imagine que tu ne te rappelles plus de rien. Tu m&egrave;nes une enqu&ecirc;te pour d&eacute;couvrir qui tu es. Tu red&eacute;couvres ta famille et toi-m&ecirc;me dans des aventures que tu imagines.&nbsp;&raquo; 

&nbsp;

Sc&eacute;nario classique et amusant. Je m'y attelle.

&nbsp;

&nbsp;

Je revois Abel avec le d&eacute;but de &nbsp;mon nouveau roman&nbsp;:

&nbsp;

-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Claude Chauvi&egrave;re, tu te r&eacute;veilles amn&eacute;sique apr&egrave;s quatre ans de coma. Ne demandes surtout &agrave; personne qui tu es. D&eacute;couvres-le, toi-m&ecirc;me. Je peux te guider si tu veux. Mon t&eacute;l&eacute;phone est au dos de cette carte.

&nbsp;

-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Merci Monsieur, je ne sais pas qui je suis.

&nbsp;

-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sautez dans un taxi avec ma carte, l'h&ocirc;pital est pr&eacute;venu. Appelez l'infirmi&egrave;re elle vous apportera vos v&ecirc;tements et de l'argent. Ne demandez d'explications, ni &agrave; l'infirmi&egrave;re, ni au taxi.

&nbsp;

J'arrivai &agrave; Choisy le Roi avec le taxi.

&nbsp;

En accord avec Abel Hermant, d&eacute;cision est prise de demander conseil &agrave; un m&eacute;decin. Les sc&egrave;nes doivent &ecirc;tre r&eacute;alistes.

&nbsp;

Cauchemards. Oui, cette id&eacute;e d'imaginer ma mort me donne des cauchemards.

&nbsp;

Non, je n'&eacute;crirai pas ce livre idiot. J'en reste &agrave; mes romans sentimentaux. Je n'ai rien de commun avec ce pervers d'Abel Hermant.

&nbsp;

Oui, je suivrai les conseils de Max Jacob, rencontr&eacute; hier avec Th&eacute;ophile Briant: &eacute;viter Hermant, un type qui tournera mal.

&nbsp;

J'&eacute;prouve de l'admiration pour Briant et de la r&eacute;pulsion pour Hermant.

&nbsp;

&nbsp;

livrenblog.blogspot.com : consulter ce site pour d&eacute;couvrir Briant, la photo ci-dessous en provient.

&nbsp;



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 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/802779</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Tue, 21 Apr 2009 09:29:27 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Généalogie  du député Emmanuel Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ 

On se retrouve chez Colette avec Abel Hermant. L'homme est distingu&eacute; et p&eacute;dant.

&nbsp;

Au fil de la conversation, il devient plaisant. Ne pas juger les gens, sur leur apparence, m&ecirc;me mauvaise.

&nbsp;

L'histoire de papa l'int&eacute;resse. Curieusement, il me fait remonter tr&egrave;s loin dans l'histoire de la famille. Les archives paternelles&nbsp; commencent en 1652.

&nbsp;

Le premier des Chauvi&egrave;re identifi&eacute; s'appelle Pierre, le second Pierre et, le troisi&egrave;me, encore Pierre. On les distingue gr&acirc;ce au patronyme de leur &eacute;pouse.

&nbsp;

&nbsp;Papa aimait la g&eacute;n&eacute;alogie. Nos gueux d'anc&ecirc;tres, plus importants que les royales dynasties. C'est ce qu'il a toujours dit.

&nbsp;

Le troisi&egrave;me Pierre Chauvi&egrave;re connut la famine de 1708. Hiver terrible, gel de printemps. En juillet, la famille &agrave; quatre pattes dans les champs, pour manger de l'herbe. Ces Chauvi&egrave;re l&agrave; &eacute;taient journaliers.

&nbsp;

&nbsp;Marin Chauvi&egrave;re n&eacute; en 1724&nbsp;devint&nbsp; aussi journalier. C'est &eacute;crit sur son acte de mariage c&eacute;l&eacute;br&eacute; &agrave; Saint Hilarion, paroisse des trois&nbsp;pr&eacute;c&eacute;dents Chauvi&egrave;re.&nbsp;Pas &eacute;tonnant alors que son nom figure sur les Cahiers de Dol&eacute;ances de Saint Hilarion ,en Mars 1789. Terrible plaidoyer dans ces cahiers. G&eacute;n&eacute;alogie de gueux. G&eacute;n&eacute;alogie de mes anc&ecirc;tres. G&eacute;n&eacute;alogie d'Emmanuel Chauvi&egrave;re.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/798358</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Fri, 10 Apr 2009 18:31:09 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Claude Chauvière nous a quittés</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

Claude Chauvi&egrave;re nous a quitt&eacute;s il y a 70 ans, un jour de Vendredi Saint.

&nbsp;

Interruption de la fiction biographique d&eacute;di&eacute;e &agrave; Claude Chauvi&egrave;re. Comme chaque ann&eacute;e, je d&eacute;core sa tombe avec des colliers de coquillages.

&nbsp;

Lecture de L'Etoile Vesper. 

Petit mus&eacute;e d'images du classeur de Colette.

&nbsp;

&nbsp;Meuble &agrave; deux portes et tablier, offert par Edouard de La Gandara, l'antiquaire.

&nbsp;

&nbsp;Colette y range ses&nbsp;souvenirs.

&nbsp;

&nbsp;Elle y expose ses souvenirs les plus chers. 

&nbsp;

M&eacute;lancolie de fin de vie.

&nbsp;

&nbsp;Epingl&eacute;e sur la photo de Claude Chauvi&egrave;re une liste des offices du vendredi-saint. A c&ocirc;t&eacute;, une autre photo, celle de Ren&eacute;e Hamon, en gros pantalon de laine, devant une maison bretonne. 

&nbsp;

Colette se parle &agrave; elle-m&ecirc;me&nbsp;:

&nbsp;

&laquo;&nbsp;Rien ne justifie qu'une liste des offices du vendredi-saint soit &eacute;pingl&eacute;e &agrave; la photographie d'une autre jeune femme&nbsp;: celle-ci eut dans les lettres un renom trop court&nbsp;: Claude Chauvi&egrave;re. L'une casani&egrave;re et faible, l'autre coureuse des mers, elles sont tomb&eacute;es, &agrave; peu d'ann&eacute;es d'intervalle, au m&ecirc;me &acirc;ge, Chauvi&egrave;re laissant quelques romans, et Ren&eacute;e Hamon deux relations de voyages aux antipodes.&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Peut-etre une larme sur les joues de Colette.

&nbsp;

&nbsp;Ses amies sont parties. Polaire la m&ecirc;me ann&eacute;e que Chauvi&egrave;re. 

&nbsp;

Polaire dont Colette garde le portrait en petite fille mod&egrave;le. Volont&eacute; d'innocence de l'aust&egrave;re peintre Antonio de la Gandara , fr&egrave;re d'Edouard.

&nbsp;

Forte relation entre Colette et les deux jeunes femmes. Longtemps apr&egrave;s, Colette le reconna&icirc;t&nbsp;:

&nbsp;

&laquo;&nbsp;Elles valaient la peine d'&ecirc;tre aid&eacute;es&nbsp;; elles avaient coutume de dire que je les aidais, mais je crois que c'est elles qui m'ont port&eacute; secours.&nbsp;&raquo;

&nbsp;
Colette dans sa complexit&eacute; avou&eacute;e. Reconnaissance de l'amour qui lui fut port&eacute;. 

&nbsp;

Colette, comme Barr&egrave;s&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Je n'ai rien pr&egrave;s de moi que mes morts, des &ecirc;tres enrichis par mes songeries.&nbsp;&raquo; (Mes m&eacute;moires)

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;


&nbsp;
&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/796952</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Tue, 07 Apr 2009 18:24:15 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Colette à Verdun... tousse-tousse-codotte</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp; 6 avril 1928.

&nbsp;

Colette impatiente &agrave; la lecture de ma note sur l'intelligence selon&nbsp; Gourmont. Le pied gauche s'agite nerveusement. Visage en saccade. Tics.

&nbsp;

Continue quand m&ecirc;me la lecture de mon texte.

&nbsp;

&nbsp;Colette d'habitude me demande de lire tout haut mes pattes de mouche. D&eacute;teste mon &eacute;criture. Suis enrhum&eacute;e. Cordes vocales empoul&eacute;es.&nbsp;Tousse-tousse-tousse-codotte.

&nbsp;

Pour R&eacute;my de Gourmont, l'intelligence s'arr&ecirc;te avec la guerre. L'intelligence est faite de nouveaut&eacute;. Pendant la guerre, pas d'intelligence ni de litt&eacute;rature. Comparaison avant-apr&egrave;s&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Le plus nouveau et le plus passionnant la veille, le lendemain n'existait pas&nbsp;&raquo; 

&nbsp;

Colette se l&egrave;ve, me regarde de haut, l&egrave;ve la voix&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Mon p'tit Claude, la guerrrre, j'lai&nbsp; faite. La nuit j' veillais les bless&eacute;s.J'ai fait Verdun. RRRaconte pas d'blagues.&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Colette est ainsi. Tant&ocirc;t elle s'exprime dans la langue de Madame de S&eacute;vign&eacute;, tant&ocirc;t elle parle l'argot parisien avec son tonnerre d'accent bourguignon.

&nbsp;

Collette est ainsi, elle vous &eacute;coute attentivement, puis soudain vous coupe pour se mettre en avant. 

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/796487</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Mon, 06 Apr 2009 17:30:01 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Rémy de Gourmont : &quot; Les temps sont durs pour l&#039;écrivain&quot;</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;Colette me commanda des recherches sur le statut de l'intelligence dans l'&oelig;uvre de R&eacute;my de Gourmont. Elle exigea m&ecirc;me une note que je lui remis au plus vite, apr&egrave;s qu'elle m'eusse dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Et grrrrouille-toi, mon petit Claude&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Voici le d&eacute;but de ma note&nbsp;:

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

La guerre lui donna un choc terrible. Sa vie abrit&eacute;e du monde, le laissa sans d&eacute;fense devant le drame. Manque de r&eacute;sistance morale. Importance de la Paix du monde, pour &eacute;crire. 

&nbsp;

D&eacute;clar&eacute;&nbsp; fanatique de l'intelligence, par sa propre famille, il lui fut difficile de travailler en ses temps troubl&eacute;s o&ugrave; l'intelligence n'&eacute;tait pas toujours respect&eacute;e.

&nbsp;

&nbsp;Ses amis partirent pour le Front. Il hanta les quais... le Mercure cessa de para&icirc;tre pendant pr&egrave;s d'un an. Les lecteurs perdirent&nbsp; toute tranquillit&eacute; d'esprit. Plus possible d'appr&eacute;cier les pages ironiques de Gourmont qui lui-m&ecirc;me &eacute;crivit&nbsp;: 

&nbsp;

"&nbsp;Ce sont des heures bien lourdes que celles que nous passons&nbsp;; toute vie intellectuelle est arr&ecirc;t&eacute;e&nbsp;; on se d&eacute;vore soi-m&ecirc;me; et tout avenir est affreux, car tout est mort, et je ne sais pas si j'en verrai la r&eacute;surrection. Plus de revues, plus de journaux o&ugrave; &eacute;crire, je ne fais rien. J'attends. Je t&acirc;che de penser. Les temps sont durs pour l'&eacute;crivain...&nbsp;"&nbsp; 

&nbsp;

-------------------------------------------

&nbsp;

Ecrivant ces lignes, je ne peux oublier ce que je dois &agrave; Bruno Chauvierre qui me fit d&eacute;couvrir R&eacute;my de Gourmont et me donna le contact avec Renaud Rosset magnifique &eacute;crivain pr&eacute;matur&eacute;ment disparu et, qui &agrave; l'inverse de Bruno se consacrait exclusivement aux Lettres. Je me souviens d'un d&icirc;ner au S&eacute;nat entre Maurice Schumann, Renaud Rosset, Bruno Chauvierre et moi. Tous quatre, nous abjurions Bruno Chauvierre de publier ses carnets sur lesquels, chaque ann&eacute;e il calligraphiait une bonne centaine de pages. Maurice Schumann appr&eacute;ciait beaucoup, tant la forme que le contenu des &eacute;crits du cousin, mais celui-ci persistait orgueilleusement &agrave; pr&eacute;tendre qu'il n'&eacute;crivait que pour lui-m&ecirc;me.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795664</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 22:31:46 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Rémy de Gourmont : lecture de ses aphorismes à Colette</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

Colette&nbsp; fut int&eacute;ress&eacute;e par mon propos sur les grues et l'intelligence (mon dernier post)

&nbsp;

&nbsp;Lecture des aphorismes de R&eacute;my Gourmont, du 29 mai 1915, &laquo;&nbsp;Effets&nbsp;&raquo;, tristes effets&nbsp;: 

&nbsp;

&nbsp;La guerre a augment&eacute; la sensibilit&eacute; aux d&eacute;pens de l'intelligence.

&nbsp;

L'ironie a disparu de la litt&eacute;rature &eacute;crite et l'ironie est le signe de la s&eacute;curit&eacute; intellectuelle.

&nbsp;

L'inqui&eacute;tude, le chagrin, la mis&egrave;re sont tomb&eacute;s &agrave; dose in&eacute;gale sur tous les hommes&nbsp;: ce sont les hommes d'esprit qui ont le plus mal r&eacute;sist&eacute;.

&nbsp;

Cela me fait rire, le malade en marche vers la soixantaine, qui esp&egrave;re gu&eacute;rir, retrouver ses forces l'an prochain. Cela me fait rire quand cela n'est pas moi-m&ecirc;me.

&nbsp;

&nbsp;

R&eacute;my de Gourmont mourut peu apr&egrave;s&nbsp;&agrave; l'h&ocirc;pital Boucicaut ( dans mon quartier.)

&nbsp;

&nbsp;Il&nbsp;conserva son ironie,&nbsp;jusqu'au terme de sa vie, surtout &agrave; l'&eacute;gard de lui-m&ecirc;me. 

&nbsp;

Madame Colette me demanda de retrouver ce qu'il &eacute;crivit&nbsp;sur l'intelligence.

&nbsp;

&nbsp;Elle&nbsp;souhaita m'occuper, d&eacute;laiss&eacute;e que je fus, par&nbsp;Hermant et Monzie, trop occup&eacute;s de Politique.

&nbsp;

Colette ironisa sur l'absence de&nbsp;Georges Le F&egrave;vre mon journaliste de mari, toujours en reportage.

&nbsp;

Colette&nbsp;d&eacute;clara sans solennit&eacute;&nbsp;: "&nbsp;ya du gaz dans l'conjuguo "

&nbsp;

--------------------------------------------------

&nbsp;

&nbsp;Bruno Chauvierre, fin connaisseur de l'oeuvre de R&eacute;my de Gourmont, m'a beaucoup aid&eacute;e dans cette partie de ma fiction. Avec Renaud Rosset, d&egrave;s les ann&eacute;es 1962, il composait de fa&ccedil;on artisanale une petite s&eacute;rie, vaniteusement intitul&eacute;e" Les Cahiers de R&eacute;my de Gourmont", dans laquelle il se targuait d'avoir d&eacute;cel&eacute; la forme d'intelligence la plus subtile de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise. Ces cahiers ont disparu dans l'un des incendies qui &eacute;maill&egrave;rent sa vie agit&eacute;e. Il lui reste, et il me les a montr&eacute;s, ses petits carnets, du moins ceux qu'il a sauv&eacute;s des trente deux&nbsp;&nbsp;domiciles successifs que je lui ai connus. Ces carnets qui amusaient Renaud Rosset, calligraphi&eacute;s &agrave; la plume sergent-major, un peu d&eacute;lav&eacute;s par l'eau de divers sinistres, m'ont plong&eacute; dans un univers &eacute;trangement anti-militariste et anti-syndical. Ce que Bruno Chauvierre &eacute;crit sur le joujou patriotique et sur les gr&eacute;vistes ripolineurs, fut l'occasion de belles rigolades avec Renaud Rosset, rencontr&eacute; au mariage de Bruno dont il &eacute;tait le t&eacute;moin. Renaud Rosset consid&eacute;rait Chauvierre comme intellectuellement anarchiste.

&nbsp;

________________________________

&nbsp;



&nbsp;



&nbsp;



&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795650</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 21:23:53 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>A la Recherche des Grues Perdues, une Nouvelle d&#039;Abel Hermant</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

La disparition des grues n'entra&icirc;na pas le renouvellement de l'esprit de la soci&eacute;t&eacute; (les personnalit&eacute;s comme Madame Colette, ma future marraine rest&egrave;rent exceptionnelles).

&nbsp;

"Les grues disparues" furent remplac&eacute;es, dans la soci&eacute;t&eacute;, par un afflux des gens nouveaux. Par la faute de ces parvenus, le niveau de conversation des salons baissa nettement. Nous conn&ucirc;mes un certain manque d'intelligence. L'Echelle m&eacute;trique de l'intelligence de Binet et Simon

&nbsp;



&nbsp;

ALFRED BINET (universalis)

&nbsp;

&nbsp;connut un vif succ&egrave;s.&nbsp;Alfred Binet &eacute;tait dans la m&ecirc;me loge que papa. Je me souviens de lui, quand il venait Avenue F&eacute;lix Faure.

&nbsp;Dans les salons on testa les cons, avec le test Binet-Simon,&nbsp;en regrettant la disparition des grues. Abel Hermant&nbsp;publia alors sa fameuse nouvelle " A La Recherche des Grues Perdues"&nbsp;



&nbsp;



&nbsp;



&nbsp;

&nbsp;



&nbsp;



&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795233</link>
   <author>monpetitclaude</author>
   <guid isPermaLink="true">http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795233</guid>
  <pubDate>Fri, 03 Apr 2009 18:26:58 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mon baptème en 1928</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;




&nbsp;

&nbsp;&nbsp;

L'ann&eacute;e 1928 fut celle de mon bapt&ecirc;me.

&nbsp;

&nbsp;Avant, il me fallut supporter les extravagantes amies de celle qui, quelques mois apr&egrave;s, deviendrait ma marraine. Colette recevait nombre de grues d'avant-guerre. La&nbsp; Belle Epoque les d&eacute;nomma courtisanes. Certaines comme Liane de Pougy se rang&egrave;rent. Liane se maria au Prince Ghika. Elle entra au Carmel, apr&egrave;s que le Prince l'e&ucirc;t d&eacute;finitivement quitt&eacute;e pour une jeunette. Je n'ose nommer les autres, je me contente de prier pour le salut de leur &acirc;me.

&nbsp;

Prions pour ces grues, jadis entretenues sur un grand pied avec domestiques, coffret &agrave; bijoux garni. Leurs dentelles et fourrures, enfouies dans leurs malles, sont maintenant d&eacute;fra&icirc;chies.

Fini le temps des passades flatteuses avec un voyageur de marque, jeune homme ou vieux Monsieur.


&nbsp;


&nbsp;



&nbsp;

&nbsp;



&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795160</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Fri, 03 Apr 2009 12:20:02 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le 7 avril je dessine une étoile de mer sur la tombe de Claude Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

&nbsp;

Comme chaque ann&eacute;e, le 7 avril, je dessine une &eacute;toile de mer sur la tombe de Claude Chauvi&egrave;re avec un collier de coquillages.

&nbsp;

&nbsp;Evasion avec la morte d'amour, dont je porte le nom.

&nbsp;

&nbsp;Ses livres, id&eacute;alistes et violentsm'appellent &agrave; aimer depuis que je suis petite.

&nbsp;

Bel Amour.

&nbsp;

Sentiments. Passions du corps. Fr&eacute;missements. Extase. D&eacute;chirements.

&nbsp;

&nbsp;Claude, nous ne t'oublierons jamais.

&nbsp;

Fulgence Chauvi&egrave;re&nbsp; 
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/794888</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Thu, 02 Apr 2009 19:36:18 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le député Chauvierre, pionnier de la psychologie de l&#039;Enfant</title>
   <description><![CDATA[ Emmanuel Chauvi&egrave;re, mon p&egrave;re,&nbsp; pionnier de la psychologie de l'enfant . La preuve: le lien sur mon post pr&eacute;c&eacute;dent.

&nbsp;

Avant Jean Piaget, avant &nbsp;Henri Wallon, il insiste : L'ENFANT N'EST PAS UN ADULTE EN REDUCTION&nbsp;.

&nbsp;

Avant&nbsp; Freinet il d&eacute;nonce les m&eacute;thodes p&eacute;dagogiques non fond&eacute;es sur la vie et les valeurs universelles.

&nbsp;

L'enfant n'&eacute;tant pas un adulte en r&eacute;duction, " son cerveau est plastique" dit mon p&egrave;re. Il est tr&egrave;s en avance. Il faudra cent ans pour que cette notion de plasticit&eacute; du cortex s'impose.&nbsp; Papa la d&eacute;veloppait d&eacute;j&agrave; fin du 19&egrave;me ! &nbsp;Il &eacute;tait l'ami de CHARCOT

&nbsp;

N'a-t-il pas raison de d&eacute;noncer le non-mariage des pr&ecirc;tres qui les voue &agrave; une" existence anormale". Pr&ecirc;tres et Pape, ignorants de la vie sexuelle, menteurs imposant des dogmes &agrave; l'Humanit&eacute;.

&nbsp;

__________________________________________________________

&nbsp;

&nbsp;

Bruno Chauvierre m'a aid&eacute; dans cette partie de ma fiction d&eacute;di&eacute;e &agrave; la psychologie de l'enfant. Il m'a guid&eacute; &agrave; travers les &eacute;crits d'Emmanuel Chauvi&egrave;re conserv&eacute;s &agrave; la Biblioth&egrave;que Nationale et qui manifestement sont d'avant-garde.

Sp&eacute;cialiste reconnu&nbsp;en Psychologie de l'Enfant et fondateur de la c&eacute;l&egrave;bre Unit&eacute; d'Enseignement et de Recherche des Techniques de R&eacute;adaptation, il m'impressionne&nbsp; par sa dimension scientifique alors que sa pens&eacute;e politique si proche de celle de Paulin Gagne&nbsp;me fait doucement rigoler.
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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/789837</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Mon, 23 Mar 2009 10:32:38 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Archives  Emmanuel Chauviere</title>
   <description><![CDATA[ 

Je pr&eacute;pare mes documents pour la rencontre avec Abel Hermant.

Premier document sur sa psychologie de l'enfant.
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/789636</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 22 Mar 2009 18:42:46 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>20 Mars chez Colette avec Abel Hermant et les archives d&#039;Emmanuel Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ Rencontr&eacute; Madame Colette le 19 Mars.&nbsp;Me demande de raconter l'histoire de papa. T&eacute;l&eacute;phone devant moi &agrave; un ami.

&nbsp;

&nbsp;&laquo;&nbsp; Abel, comment vas-tu&nbsp;? ( et tralala et tralala&hellip; elle n'en finit pas de jacasser ) Alors mon bon ami, tu vas aider mon petit Claude.&nbsp;&raquo;

&nbsp;

&nbsp;J'entends la voix d'Abel Hermant r&eacute;pondre &laquo;&nbsp; je vois pas qui c'est &raquo;. Colette me regarde en levant les yeux au ciel, fa&ccedil;on de dire qu'il n'a pas sa t&ecirc;te. &laquo;&nbsp;Ma secr&eacute;taire, voyons Abel, on s'est vu, toi, moi , elle et Madame Polignac&nbsp;&raquo;.

&nbsp;

&nbsp;Hermant reprend ses esprits&nbsp;: &laquo;&nbsp;passes l&agrave; moi&nbsp;&raquo;. Les yeux de Colette roulent encore plus fort dans leurs orbites. Me passe le combin&eacute;.

&nbsp;

&nbsp;Rendez vous est pris d&egrave;s demain. On se voit chez Madame Colette. Elle y tient beaucoup&nbsp;: &laquo;&nbsp; Mon petit Claude, je ne te laisse plus t'envoler loin de moi aussi longtemps&nbsp;&raquo;.

&nbsp;
&nbsp;Demain&nbsp;20 mars, je viendrai chez Colette avec mes archives, m&ecirc;me celles de la condamnation de papa en 1869, par les tribunaux de Badinguet ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/788471</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Fri, 20 Mar 2009 17:58:38 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Les années papa</title>
   <description><![CDATA[ 

Je retrouve dans la presse des ann&eacute;es papa, des articles familiers.



Sujets des ann&eacute;es soi-disant folles, pour certains,&nbsp; mais pour moi, sujets des ann&eacute;es papa: 



Le Rogui en cage.

Les deux lionceaux de Marthe.

La mort de Juliette Dodu.

Eve lavalli&egrave;re et la petite chocolati&egrave;re.

Le trou de la rue Tourlaque

Polaire dansant une &laquo;&nbsp;petenera&nbsp;&raquo;

Le myst&egrave;re du &laquo;&nbsp;Pont de la femme sans T&ecirc;te&nbsp;&raquo;

La protestation du Cavalier R&eacute;mi Couillard 

L'empoisonnement de Godard, le t&eacute;nor de l'op&eacute;ra

La chasse &agrave; Nonor

Je vais proposer &agrave; Madame Colette d'&eacute;crire un truc sur tout &ccedil;a&nbsp;!

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784325</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 18:22:29 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le députél Chauvierre ne veut pas qu&#039;on tape sur les petits</title>
   <description><![CDATA[ Je vais attendre le 19 mars pour revoir Madame Colette.



Comme chaque ann&eacute;e, j'irai le 18 mars,&nbsp;avec les camarades de papa, au Mur des F&eacute;d&eacute;r&eacute;s, c&eacute;l&eacute;brer le d&eacute;but des &eacute;v&egrave;nements.



Je continue la lecture des journaux de l'&eacute;poque.



17/11/1909&nbsp;: Emmanuel Chauvierre, D&eacute;put&eacute; du Parti Socialiste Unifi&eacute;, demande dans la discussion du Budget 1910, que

&nbsp;&laquo;&nbsp;les taxes de consommation qui frappent les petits ne soient pas toujours et toujours augment&eacute;s&nbsp;&raquo;
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784320</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 17:58:36 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le chant des damnés- un post de Fulgence Chauvière</title>
   <description><![CDATA[ M&eacute;moire du d&eacute;put&eacute; Emmanuel Chauvi&egrave;re. 

&nbsp;



&nbsp;

M&eacute;moire indissociable de L'Internationale chant&eacute;e par 5000 parisiens, du 37 avenue F&eacute;lix Faure jusqu'au Mur des F&eacute;d&eacute;r&eacute;s.

Ecout&eacute; dimanche premier mars l'&eacute;mission de France Culture. D&eacute;ception d'entendre de grands &eacute;lus socialistes : hymne d&eacute;pass&eacute; pour Mauroy. Dommage. Fran&ccedil;aise &agrave; la peau plut&ocirc;t noire, j'ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; les mots d'une ancienne gueule noire,&nbsp;:&nbsp; &laquo;&nbsp;m&ecirc;me sang rouge qui coulait&nbsp;&raquo; quand se blessaient un Alg&eacute;rien, un Fran&ccedil;ais ou un Polonais.

&nbsp;

&nbsp;Non, Monsieur Mauroy, l'Internationale n'est pas tomb&eacute;e en d&eacute;su&eacute;tude.

&nbsp;

Pendant que Mauroy si&egrave;ge avec Balladur, pour charcuter bourgeoisement la carte de France, dans une commission Had-Hoc&nbsp;; les d&eacute;class&eacute;s et les opprim&eacute;s d'aujourd'hui, continuent &agrave; chanter les paroles de Pottier, camarade de combat, d'un anc&ecirc;tre, qui , chaque jour, m'&eacute;merveille.
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/779462</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Mon, 02 Mar 2009 16:55:56 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Drapeau Rouge sur le balcon du 37 Avenue Félix Faure</title>
   <description><![CDATA[ Fulgence Chauvi&egrave;re en 2009 a pris cette photo du 37 Avenue F&eacute;lix Faure. Le d&eacute;put&eacute; Chauvi&egrave;re y est mort&nbsp;au deuxi&egrave;me &eacute;tage recouvert de drapeaux rouges.
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/778912</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 01 Mar 2009 13:19:25 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Se méfier des socio-traîtres</title>
   <description><![CDATA[ Comme le rappelle Jean Jaur&egrave;s dans l'Humanit&eacute;, notre candidat, le socialiste Pr&eacute;ssens&eacute; avait 8OO voix d'avance sur d'Aramon&nbsp;.

&nbsp;

&nbsp;Il a fallu toute la f&eacute;lonie du social-tra&icirc;tre Ch&eacute;rioux pour saboter 20 ans de travail de mon p&egrave;re, le d&eacute;put&eacute; Chauvierre.

&nbsp;

&nbsp;Que notre maire socialiste Bertrand Delano&euml; retienne la le&ccedil;on et se m&eacute;fie des promesses des mauvais gar&ccedil;ons, surtout quand ils sont gascons ( Bayrou).

&nbsp;

&nbsp;On a mis 100 ans pour reconqu&eacute;rir ce que des hommes comme mon p&egrave;re ont gagn&eacute;. Ne l'offrons pas &agrave; Bayrou. Laissons Bayrou se faire bouffer par les crocodiles de son bayou. Ya pas plus f&eacute;roces qu'eux&nbsp;! 
 ]]></description>
   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/778907</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 01 Mar 2009 12:59:55 +0100</pubDate>
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   <title>Le cureton pense de travers</title>
   <description><![CDATA[ Vous me direz que cette photo de l'Humanit&eacute; est de travers. Certes mais elle est plus claire et de toute fa&ccedil;on d'Aramon, le cureton pense de travers. Ce n'est pas moi qui vais la lui remettre &agrave; l'endroit. Je la lui ferais plut&ocirc;t bouffer.
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   <link>http://monpetitclaude.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/778900</link>
   <author>monpetitclaude</author>
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  <pubDate>Sun, 01 Mar 2009 12:50:09 +0100</pubDate>
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