Non à l'intégration ainsi conçue. Pourtant, j'aime Nora, Fanta, Khady Demba. Depuis plusieurs semaines, leur belle histoire ne me quitte pas. Il faut des femmes comme elles pour nous libérer, nous, les hommes. C’est ce que je ressens dans le livre. Echo de ma propre impuissance ou contresens de ma part ? A voir. En tout cas, je n’ai retrouvé nulle part cette analyse personnelle. Et si j’avais raison ?
Marie NDiaye nous offre une analyse universelle et "située" au sens où elle est universelle et où l'émotion humaine est constante
Pour moi, les Trois Femmes de Marie NDIAYE ne sont pas seulement puissantes, elles sont aussi salvatrices. Le livre pourrait s’intituler « Trois Hommes Sauvés », ou encore « Les Trois Donneuses de Dignité ». La dignité puissante de Nora, Fanta et Khaty, libère les trois prédateurs de leur noirceur. Un bref et habile contrepoint de Marie Ndiaye, à la fin l’histoire dépeint ses hommes avec un idéal du moi, reconstitué par la transfusion de dignité des trois donneuses.
Norah, perchée dans L’arbre-refuge de son père pour « établir une concorde définitive (page 94).»
Fanta, a débarrassé son mari de l’emprise d’une mère castratrice, elle peut arborer enfin « un calme et large sourire (page 245). »
L’âme de Khady, martyre des camps de migrants, vit dans le corps de Lamine, l’amoureux qui l’a volée et abandonnée.
[ monpetitclaude ]
