Claude Chauvière nous a quittés il y a 70 ans, un jour de Vendredi Saint.
Interruption de la fiction biographique dédiée à Claude Chauvière. Comme chaque année, je décore sa tombe avec des colliers de coquillages.
Lecture de L'Etoile Vesper.
Petit musée d'images du classeur de Colette.
Meuble à deux portes et tablier, offert par Edouard de La Gandara, l'antiquaire.
Colette y range ses souvenirs.
Elle y expose ses souvenirs les plus chers.
Mélancolie de fin de vie.
Epinglée sur la photo de Claude Chauvière une liste des offices du vendredi-saint. A côté, une autre photo, celle de Renée Hamon, en gros pantalon de laine, devant une maison bretonne.
Colette se parle à elle-même :
« Rien ne justifie qu'une liste des offices du vendredi-saint soit épinglée à la photographie d'une autre jeune femme : celle-ci eut dans les lettres un renom trop court : Claude Chauvière. L'une casanière et faible, l'autre coureuse des mers, elles sont tombées, à peu d'années d'intervalle, au même âge, Chauvière laissant quelques romans, et Renée Hamon deux relations de voyages aux antipodes. »
Peut-etre une larme sur les joues de Colette.
Ses amies sont parties. Polaire la même année que Chauvière.
Polaire dont Colette garde le portrait en petite fille modèle. Volonté d'innocence de l'austère peintre Antonio de la Gandara , frère d'Edouard.
Forte relation entre Colette et les deux jeunes femmes. Longtemps après, Colette le reconnaît :
« Elles valaient la peine d'être aidées ; elles avaient coutume de dire que je les aidais, mais je crois que c'est elles qui m'ont porté secours. »
Colette dans sa complexité avouée. Reconnaissance de l'amour qui lui fut porté.
Colette, comme Barrès : « Je n'ai rien près de moi que mes morts, des êtres enrichis par mes songeries. » (Mes mémoires)
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