Rencontré Madame Colette le 19 Mars. Me demande de raconter l'histoire de papa. Téléphone devant moi à un ami.
« Abel, comment vas-tu ? ( et tralala et tralala… elle n'en finit pas de jacasser ) Alors mon bon ami, tu vas aider mon petit Claude. »
J'entends la voix d'Abel Hermant répondre « je vois pas qui c'est ». Colette me regarde en levant les yeux au ciel, façon de dire qu'il n'a pas sa tête. « Ma secrétaire, voyons Abel, on s'est vu, toi, moi , elle et Madame Polignac ».
Hermant reprend ses esprits : « passes là moi ». Les yeux de Colette roulent encore plus fort dans leurs orbites. Me passe le combiné.
Rendez vous est pris dès demain. On se voit chez Madame Colette. Elle y tient beaucoup : « Mon petit Claude, je ne te laisse plus t'envoler loin de moi aussi longtemps ».
Demain 20 mars, je viendrai chez Colette avec mes archives, même celles de la condamnation de papa en 1869, par les tribunaux de Badinguet |