
Cauchemar de la guerre cette nuit. Pas de fantasmes . Pas de méditation matinale. Je pense au Noël 1913. Voyage en Lorraine avec le vieux cousin Fulgence Chauvière, 87 ans. On va voir mes cousins en beau pantalon rouge.
Cousins du 160ème régiment d'infanterie .

Fameuse Division de fer .
Décembre 1914 dans le baraquement d'Ecrouves du régiment de mes cousins Chauvière.

Dernier Noël d'Ismaël Chauvière, enfant de vingt ans, tombé à Morhange, le 22 Août 1914, victime des théories sur la guerre à outrance. Léon, tombé à Ypres le 9 novembre 1914
voit les cinq Noëls suivants en captivité.
Le Capital a tué notre jeunesse.
Pieds nus dans la poussière de la route d'Ecrouves, voilà les filles enfants. Filles à soldats qu'ils disent.
N'empêche qu'elles se sont choisi de gracieux surnoms .
Margot-des-Guérites, jolie rousse au visage semé de tâches de son.
Rosière-des-fonds-de-Toul-aux jolis seins. Un lieutenant-médecin les trouvait trop écartés ? Mais dignes d'être opéres dans la Capitale, sur un tapis de table. . Convaincant lieutenant-médecin qui emmena Rosières, comme blessée de guerre se soigner à Paris.
Margot- des- Guérites, comme mon cousin Ismaël fut victime de l'effrayante tête de mort annoncée par Max Jacob à la page 29 du Cornet à dés
Pour les seins de Rosière relire le poète « CAPITALE. TAPIS DE TABLE » à la page 52 du Cornet à dés |