Moi, Fulgence Chauvière, bien vivante, je me confonds souvent avec Claude Chauvière née avant 1900. Tant de coïncidences ! tant de similitudes ! L'histoire se répète, de génération en génération.
Je suis heureuse et je chante.
" On ne chante juste que dans les branches de son arbre généalogique"
(René Char)
Colette aime les romans sentimentaux de Claude Chauvière. Aurait-elle aimé mes romans d'amour ?
Affectueusement elle l'appelle " mon petit Claude "
Colette, pleure en lisant la femme de personne. Pourtant Colette ne pleure jamais. Pleurerait-elle en me lisant ?
Véritable amie, petit Claude perce les secrets intimes de Colette dans une fiction biographique de ma composition où elle dévoile la sensibilité et la richesse émotionnelle du modèle admiré. Pourtant Colette
est peu sensible aux affects.
Je me glisse dans la peau de Claude Chauvière, comme une femme peut le faire. Je ne porte pas que son patronyme.
Les écrits de Colette témoignent de la peine ressentie à la mort de Claude, décédée le Vendredi Saint de 1939.
Année difficile pour Colette qui, cette année là, perd aussi Polaire, le contraire de ClaudeChauvière.
Pourtant Colette ne montrait guère sa peine devant la mort.
Blog dédié au député EmmanuelChauvière, au Socialisme Révolutionnaire et à la Commune de Paris.
Blog dédié à la famile Chauvière :
Marin , signataire des Cahiers de Doléances à Saint Hilarion en 1789.
Blog dédié au papa de Marin, mon ancêtre Pierre Chauvière qui mangeait de l'herbe dans les champs. Les intempéries et le Roi-Soleil affamaient mes gueux d'ancêtres.
Blog dédié à Marie Catherine, héroïne des Barricades de 1830;
Blog dédié à Auguste Paul, né en 1830, signataire de l'Affiche Rouge de la Commune de Paris. Le prénom Auguste fut donné en l'honneur de Blanqui.
Blog dédié à Maria Chauvière, Sainte laïque, mère de Claude, dont une crêche, Avenue Félix Faure, juste en face de chez moi, porte encore le nom.
Blog dédié aux grands parents Sarzeautins de Claude Chauvière et à l'enracinement breton. Beaucoup d'histoires de veillées, façon PierreJakez Hélias. Grand père avec son penn-gaz magique. Bâton noueux . Accroché sur son clou. Se balance entre le clou et l'armoire.Fait « Tic-toc » sur l'armoire quand on meure dans la hameau. On appelle çà un inter-signe. Claude Chauvière avait lu Le Braz.
Dans cette paroisse on dit que, l'Ankou, c'est le dernier mort de l'année. L'année suivante, le revenant avec sa faux rôde dans les maisons. Plus que d'une mort réelle, c'est de l'angoisse dont il est question.
Blog dédié aux auteurs et personnalités appréciées par Claude Chauvière, surtoutRémy de Gourmont et Renée Vivien.
Blog dédié aux questionnements de Claude Chauvière. Après l'âme, voilà le corps. Ressembler à Nathalie Barney, être rassurée par Hélène. La quête identitaire n'est pas simple.
J'écris par plaisir, j'aime reconstituer la trame d'une famille dans sa complexité et sa diversité. Ma famille a eu deux députés au cours de ce vingtième siècle, Emmanuel Chauvière, député socialiste révolutionnaire et Bruno Chauvierre( dont le r surnuméraire est un ajout d'état civil datant de 1857, mais il descend bien de Marin et Pierre Chauvière, comme moi, Emmanuel et Claude). Sans marcher exactement sur leurs traces, mon cher cousin Bruno, n'en fit pas moins un stupéfiant parcours intellectuel et politique et, ce n'est peut-être pas fini.
On verse parfois dans la comédie de Boulevard quand le mari de Claude se croise les pattes avec Anatole de Monzie ou les autres Abels maudits : Hermant et Bonnard.
Mélange des périodes et des destinées. Comique troupier avec les curieuses mœurs militaires racontées par Hermant et son cavalier Miserey violé par la chambrée.
Pourquoi pas une armée levée dans chaque Commune comme le souhaite Chauvière dans ses tracts politiques ?
Une armée se gaussant du « joujou patriotique » , comme Rémy de Gourmont. Pourquoi Gourmont est-il mort rue de la Convention ? Le mari de Claude s'est tiré en 1931. Colette envahissait trop la vie de sa femme. Elle l'a vu, un matin, se tirer en taxi, rue Rosa Bonheur, avec une riche veuve. Alors elle a écrit :
« Onm'a volé mon Amour »
N'empêche que le premier mari de Claude est un battant. Georges, c'est un reporter. Il va en Chine. Et aussi au bagne. En 1923 Claude court chez Colette 69, Boulevard Suchet. Lui, il fonce chez Drouant. Il a un déguisement. Un chapeau plat sur latête avec des plumes, comme aurait pu l'écrire Max Jacob. Il balance les résultats du Goncourt à ses copains. Le Renaudot est né. Avec lui dans le jury. C'est Bruno Chauvierre qui a retrouvé cette histoire abracadabrantesque.
Parfois, je sors de la peau de Claude Chauvière. Je redeviens Fulgence Chauvière.
Je m'incline sur la tombe de Claude, aux côtés de Bruno Chauvierre, fidèle au passé et convaincu que ses songeries assurent l'éternité de nos chers disparus. Je photographie, des lieux où j'ai aussi grandi, particulièrement l'Avenue Félix Faure, le quartier de Javel, où, comme Claude et plus tard Bruno et moi, avons fréquenté l'école publique de la rue Lacordaire. Je n'ai pas toujours suivi Bruno Chauvierre. Il m'inçitait à la révolte, à la désobéissance à nos parents qu'il estimait trop conformes à l'ordre social établi. Je n'ai pas voulu m'exposer comme lui à la simultanéité du divin et du démoniaque. Bruno a choisi de traverser le chaos, pour accomplir sa destinée. Libre à lui, mais son histoire n'en est que plus intéressante, toute en nuances, avec un espace bien à lui, entre la souffrance et la félicité.
Je vais et je viens, entre fiction et documents. C'est aussi ça la vie rêvée. Lectrice passionnée d' Hermann Hesse, je suis plus que jamais une étudiante de l'université imaginaire de Castaldie.
Bel effort que vous faites là, avec la création de ce blog et la biographie en cours d'écriture, je suis l'affaire avec intérêt.
Merci pour l'ajout dans vos blogs favoris.
(N'oubliez pas qu'Apollinaire s'écrit avec un seul P et deux L)
Cordialement,
fkboris
Ah ! je vous retrouve. Bon, je m'étais peut-être trompée et l'intérêt pour les années folles es peut-ête seulement sentimentalo-culturel. Je connaissais les amours féminines de Colette, mais ne me souvenais pas du nom de Claude Chauvière.
J'ai lu, il y a longtemps, avec grand plaisir, une bonne partie des romans de Colette. Et je l'ai aperçue, étant enfant, au balcon d'avant-scène de la Comédie-Française, au Palais-Royal.
L'idée de mieux connaître cette partie de sa vie me plaît. J'ai essayé, sur la demande d'amis majorquins, de reconstituer la vie de Ramon Lull sur un blog et cela m'a appris beaucoup de choses. Mais j'ai du arrêter après quelques mois, faute de temps, car cela demandait une étude approfondie. En ce qui me concerne, toutes les époques me passionnent, presque tout m'intéresse....Il n'y a que le manque de temps qui m'impose ses limites ! Là, il faut que j'aille au marché aat qu'il ferme. Je reviendrai lire tes articles plus tard. Bonne journée !
Léopold Malaval écrit le lundi 15 septembre 2008, A 11:33
Bravo, vous avez maintenant un style. Il suffit de lire quelques lignes pour vous identifier. Les vidéos que vous avez insérées accompagnent fort bien le texte.
isamoon écrit le vendredi 21 novembre 2008, A 12:22
J'ai relu tout depuis le début et revu cette vidéo. Très juste cette idée que l'écrivain cherche à vivre ce qu'il pourra raconter. L'artiste d'une façon générale veut vivre ce qui lui donnera de l'inspiration, met dans son art ce qui l'a inspiré, puis retourne voir ce que la vie peut encore apporter à son art. Son vrai drame est de ne pouvoir vivre et créer en même temps. Il l'impression d'avoir deux vies incomplètes : une vie d'être humain sans cesse interrompue par l'artiste et une vie d'artiste écourtée par la nécessité de vivre dans la vie réelle ! Certains ont essayé de résoudre le problème en mixant les deux, faisant de leur vie même ( voire de leur propre corps) une oeuvre d'art. Mais en général, il y a une vie qui déteint sur l'oeuvre et une oeuvre qui déteint sur la vie qui la crée, car la vie prend à son tour souvent la couleur de l'oeuvre....ou sa couleur complémentaire. Il y a en tous cas une interaction ping-pong, qui est plus qu'une relation, chacune étant le miroir déformé de l'autre, parfois si déformé qu'il ne s'y reonnaît pas lui-meme..
Valoulasavoyarde écrit le mardi 25 novembre 2008, A 11:55
Bonjour Fulgence,
Merci à celles et ceux avec lesquels je passe tous ces moments qui font de mon existence un grand livre avec tant de pages écrites et à écrire, avec quelques tâches d'encre et fautes d'orthographe…..
pere cantoche écrit le samedi 27 décembre 2008, A 08:09
Comme promis j'ai pris le temps d'explorer ton blog et me suis régalé . C'est passionnant . J'y ai retrouvé certains Auteurs que j'affectionne particulièrement comme Remy de Gourmont et Max Jacob . Certains noms de la Littérature que je ne connaissais pas ou très mal et que j'ai très envie de découvrir grâce à toi ...
Bref , ta lecture m'enrichit ... et je ferais donc un petit tour chez toi , de temps en temps , voir ce qu'il y a de nouveau .
Par conséquent , je t'ajoute à la liste de mes blogs favoris
Bruno Chauvierre écrit le samedi 28 novembre 2009, A 19:41
Emmanuel Chauvière, notre ancêtre, mériterait que l’on rappelle comment avec les blanquistes, il participa à une action souterraine et publique, comme l’a relaté Maurice Dommaget (Cahiers des Annales).
Le « décembre 1868, il participe activement à la « bataille de Clichy », au cimetière Montmartre, pour déposer une couronne sur la tombe de Baudin. Castagne avec les « sergots », l’agent Koenig est blessé.
Chauvière se fait serrer avec Kellerman, venu spécialement de Vairil, en Seine et Marne, le rentier Edouard Lemaire et le bijoutier Joseph Moissonnet
.CHAUVIERRE DONNE DU BATON, comme il sait le faire, lui, le jeune blondinet de 18 ans, petit, rose, imberbe ( gazette des tribunaux, 24 décembre 1868). Le futur député blanquiste, sous sa frêle apparence, dissimule une formidable énergie (A.Zevaès, Auguste Blanqui, p 210-211) ;
Le 2 3 décembre 1868, il passe avec ses trois compagnons devant le juge Delesvaux et sera condamné à un mois de prison ( Le cri du Peuple, 20sept 1884)