Seules pendant quinze jours. Colette parle. Je sais beaucoup d'elle. Peu Seules
Seules pendant quinze jours. Temps d'échange. Colette parle. Je sais beaucoup d'elle. Peu curieuse de moi. Narcissisme. Elle me prend pour son miroir.
Surtout intéressée par quelques auteurs que je connais bien : Scott Fitzgerald surtout, Max jacob avec commisération.
J'apprécie surtout Colette en jouant au ballon sur la plage. Elle joue avec l'allant d'un enfant. Je la trouve naturelle et vivante en dehors de la littérature. Sans fards. Cueillette des fruits, ramassage de coquillages
avalés de suite, on se les échange en riant. Les pieds s'impriment sur le sable. Je suis peut-être ave la vraie Colette.J'apprécie mieux ces plaisirs simples que les phrases surchargées d'adjectifs et de néologismes de son roman le blé en herbe : « Les portes ouvertes sur le couchant vert oû nageait encore un fuseau de cuivre rose. » Les romans de Colette ne prennent jamais de vacances. Ils ont toujours un faux air guindé. Pas elle sur la plage. Et si so ouvre avait détruit la vraie Colete?
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