
Nous roulons. Direction Rozven, la propriété de Saint-Coulomb offerte par Missy. On approche. Propriétaire, avant d'arriver chez elle, Colette annonce chaque village. Sainte-Méloire-des Ondes. La sonorité me plait. L'auto s'arrête, à l'écart de la route. On est à ma Rozven. Maison recouverte de feuilles, entourée de fleurs. La mer au bout du potager.
En costume simplifié, on court dans la lande. Au retour on compare nos mollets griffés par les ajoncs.
Marché de Saint-Malo. Provision de poissons, crabes et homards.
A table, Colette me donne une leçon de maintien ( page 67 de mon livre) : « Claude, tu es bien élevée, tu es toujours ponctuelle, discrète, déférente, tu es agréable à vivre ; mais tu ne sais tenir ni ta fourchette, ni ton couteau ! Je te traite comme ma fille, n'es-ce pas ? » Je ne dis mot. J'ai honte d'être traitée ainsi devant les autres invités. Simple besoin de s'affirmer ?
Méchanceté jalouse prévue par Anatole ? Plus courageuse que je ne le suis, je partirais.
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