L'appréciation de Paul Souday sur Colette est juste :
"Le choc du réel détermine chez elle un frémissement de toute la machine sensible"
Juste appréciation, mais sans doute trop limitée pour Colette. Ele préfère acheter la flagornerie.
Acceptera-t-elle que je la lui lise ? Pas certain ! Elle préfèrerait l'avis d'un lecteur non affranchi. Au fond elle est jalouse de ses lecteurs. Elle sait que le charme de ses livres tient plus à l'admiration de son lectorat, qu'à la qualité intrinsèque de l'œuvre. Toute la publicité qu'elle s'est faite, subjugue le lecteur. Pas elle. Elle voudrait s'admirer comme le lecteur l'admire.
Réalisme de Colette. Comme pas mal de fêtardes des années 1900, elle a su vieillir, même si elle continue à goûter aux jeunes gens.
 
Réalisme qui lui fait redouter qu'un critique ne révèle une vérité qu'elle ne connaît que trop : les limites de son œuvre.
Jules Renard. Superbe comparaison. Que peut-elle en penser Colette ? Comment lui en parler ? Anatole de Monzie va être d'un bon conseil. On se verra au Jockey. |