SUR ARZ

Sur Arz, je médite chaque matin de cinq à 7 heures. Le soir aussi. Dans l'après-midi les bernaches font trop de bruit. Elles se goinfrent d'herbes dont les restes sont ramenés par les grandes marées. Restes, agglutinés, sorte de tourbe protectrice des gelées. Ah ! Protéger la terre des intempéries de l'hiver. Sans faire de bruit. Mon âme veut le calme. L'hiver, au coucher du soleil, la nature est propice à la libération spirituelle. Je me sens plus proche de Dieu qu'auprès de Colette. Je l'aime. Elle est mon démon.
Vers 9 heures, je tente d'imaginer le french-cancan breton commandé par Colette. Pierre Mac Orlan va me rejoindre pour m'aider.
Sur Arz, rien n'évoque le music-hall, .
J'y pense pourtant . Sans résultat. J'arrive sur des rochers, sur une cale, sur la mer ou un estran.

Avec les copines, c'est aujourd'hui jour de pêche sur l'estran. Coquillages et crustacés améliorent le quotidien alimentaire. Et puis on prépare une fête pour Mac Orlan et son copain.
Prédilection pour l'anse du Mounien, en bas de Gréven. La cousine y possède un petit parc à bouchots, dont elle a fixé les pieux. |