Ces dames du Morbihan, montent comme bon leur semble, raconte Liane. Elles ne demandent rien à leur curé pour cavaler sur d'énigmatiques chevaux.
Fouet et cravache à la main, ces Mâles femmes, adorent le charme de l'écurie. Leurs filles préfèreront les garages pour voitures mécaniques. Dommage " dit Liane en prédisant cette issue moderne..
Elles s'exhibent sur des montures, chaudes et sensibles.
A cheval, délivrées de leur « gaucherie de rat équeuté » elles ondulent au rythme de la bête .
Liane, toujours éprise de Nathalie Barney ( l'Amazone de Rémy de Gourmont ) , leur conseille avec nostalgie de serrer davantage les fesses et de bomber moins du genou ( ça ressemble au langage de la Chevalière )
-- Elles aiment l'odeur du cheval, insiste-t-elle
Moi :Pourquoi ?
Le visage de Liane se plisse d'un dédain dédié à ces mâles femmes du Morbihan.
( Liane, pensive, son menton dans la main droite.
La main monte.
Cache la bouche.
Liane riote nerveusement. Je suis mal à l'aise )
-- Je n'en sais rien..., dit-elle, enfin, d'un ton peu convaincu..
Diane a toujours la nostalgie de son passé. Je n'insiste pas.
Odeur du cheval... Epoque où elle fulgurisait les belles cavalières.
Le crottin à la place de la madeleine de Proust. Des larmes coulent sur les joues de Liane.
Ses anciennes compagnes supportent si peu la comparaison avec Nathalie et Mireille Havet.
Le pouvoir de séduction des créatures au sexe incertain ou dissimulé, les mâles femmes de la Presqu'île ne l'ont pas..
Alors, Liane, les gratifie du dédain et des mots propres à la magnifique Chevalière , ( Marquise de Morny, la Missy de Colette )
dépassant sa cour par la taille, la carrure et la classe.
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