Café dans le salon mexicain ( vestige de la réussite sud-américaine de l'aventurier Casimir Jourde ).
Gaston, piètre héritier, se réfugie dans l'orangerie fumer son opium.
Nelly , devant nos cafés, célèbre les mérites de son frère:
Elle : " Mon presque fils ' ( elle l'appelle ainsi ) a percé la ligne Hinden burg en 1917:
Moi : Ah ! Bon ! ( pas malin de ma part, chacun comprend que je n'y connais rien )
Le Colonel vient à mon secours:
Lui : J'ai fini la guerre au Maroc, j'y fus plus utile à mon prochain.
Nelly : Mon presque fils est amoureux de L'Afrique du Nord
Lui : Pas vraiment.
Nelly : Disons plutôt que tu aides les gens
Lui : Difficile d'aider des gens qu' on a volé . On a pris leurs terres, on les a données aux colons. Je respecte ces personnes là..
Nelly : Il a fêté le Nouvel An 1900 à Sidi-Bel-Abbès. Avec la Légion il construisait routes et maisons.
Moi ( comme une conne ) : Tiens y'aura du boudin...
Air embarrassé du Colonel. Généreux il me sauve la mise :
Lui ( comme un seigneur ) : Les hommes sont heureux à la Légion. Oui ils chantent - sourire - Zont pas toujours été heureux.
Le phrasé de Rollet est toujours simple, direct et, terriblement chaleureux.
Il aime l'Algérie. Il aime ses hommes. Des dizaines d'années plus tard on le surnommera encore Le Père Légion. |