Pendant que la princesse converse avec Anatole, tu te rappelles l'avoir rencontrée chez Natalie Barney. Tu lui as remis le manuscrit de la femme de personne. Pas de nouvelle depuis.Tu attends, avec l'espoir d'être bientôt invitée. Son salon est le meilleur de Paris. Si ton livre lui plait, tu seras publiée. Mais tu ne feras pas la moindre concession à Winnie. Tu ne perdras jamais ton seul bien: l'indépendance. Tu ne t'es jamais donnée. On ne t'a jamais prise. Tu n'es la femme de personne. Parceque tu fréquentes Anatole de Monzie et Max, Winnie, pense pouvoir t'entraîner dans ses transgressions. Elle se trompe. Tes relations d'affection avec Mireille Havet induisent en erreur. Mais les gens ne savent pas qu'au lieu de l'accompagner dans ses paradis artificiels, tu tentes de les lui faire abandonner. Marcelle Garros, son initiatrice à l'opium consommait en esthète avec modération. Pas Mireille.Tu te permets certaines libertés, mais tu ne trangresses jamais les règles qui délimitent ton indépendance.
Le pigiste larron. écrit le mardi 16 septembre 2008, A 14:35
Comment peut-on penser qu'on en fait trop sur les femmes? Ce sont elles qui nous font écrire, ou qui écrivent...
Il faut parfois souffrir pour découvrir de telles images... Le résultat est assez bon!
isamoon écrit le mercredi 24 septembre 2008, A 19:51
C'est vrai que cette époque a un charme particulier (les vidéos), une personnalité très forte. Je me sens émue parce que c'était l'adolescence de mes parents(nés en 11 et 12) et que je retrouve un peu leur jeunesse, et puis ( dans les salons et les gens qui en parlent) ce côté un peu guindé des réunions d'intellectuels bourgeois où l'on m'amenait dans mon enfance...et que je détestais parce qu'il fallait rester immobile et muette sur une chaise ! Aujourd'hui, j'en ai la nostalgie, parce que mes parents ne sont plus là...