Après le bal on boit un drink au boeuf sur le toit . on y retrouve Maurice Sachs.
C'est son rade.
Il écrira un livre.
Ensuite, petit hôtel de la rue des Moulins, près du Palais Royal.
Toulouse Lautrec y avait ses habitudes .
La chambre qu'il occupa nous est réservée.Rien n'a changé. Miroirs coquins et velours moiré. Seules les filles sont parties. Coupe de champagne avant la chambre.
Couples vautrés sur les canapés. Enlacements impudiques.
La jeunesse pousse en moi un appel éperdu.
Lot d'étreintes et de mensonges.
"Claude, Je t'aime". Embrassades à côté d'un autre couple. " Oui" dis-je
en me serrant davantage contre lui. Confiance. Yeux fermés. Confiance totale ? Non.
" Claude, à quoi penses tu ?"
Silence.
"Je ne pense pas, j'entends le bruitde la mer; nous sommes dans ma maison du bonheur. Pas dans un bordel."
Récemment, mon cousin Bruno Chauvierre qui habite rue Thérèse, non loin de la rue des Moulins, m'a fait visiter les lieux où Toulouse Lautrec s'illustra. Le cousin, actuellement, se livre à une curieuse activité qui le conduit à faire régulariser des sans-papiers et à leur trouver de l'embauche en les accompagnant personnellement chez des dirigeants d'entreprise de ses amis. Curieuse activité, car effectuée dans la plus grande discrétion, quasi- secrètement, comme s'il craignait que son image ne s'améliore.